La crise des banlieues vue par Le Pen

le 13 novembre 2005 à 20h31 , mis à jour le 13 novembre 2005 à 21h50

Le président du Front national a estimé dimanche que les mesures prises par le gouvernement pour combattre les violences urbaines "ne correspondent pas du tout au vrai problème". Ce problème est, à ses yeux, celui de "l'immigration massive, incontrôlée, venant du tiers-monde".

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Depuis le début des violences urbaines, le président du Front national était resté discret. Dimanche soir, il était l'invité du Grand jury LCI-RTL-Le Figaro. Interrogé sur la crise dans les banlieues, Jean-Marie Le Pen a affirmé que les "émeutes" sont "un incident grave, répété", mais qui "n'est pas l'essentiel", même s'il est "très spectaculaire". "Cela vient du problème de l'immigration massive, incontrôlée, venant du tiers-monde. Nous savions qu'elle allait constituer une bombe atomique mondiale. J'en avais alerté les Français", a-t-il déclaré. "La France est avertie qu'il y a un problème qu'on lui a caché durant des décennies", a-t-il ajouté.

Interrogé sur les mesures prises par le gouvernement pour ramener le calme, le leader du FN les a qualifiées de "réponse très insuffisante", déclarant qu'il l'aurait souhaitée "plus ferme". Partisan de "perpétuer le couvre-feu tant qu'il y aura menace", il a exprimé son accord avec la décision du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy d'expulser les étrangers condamnés pour leur participation aux violences. Mais Jean-Marie Le Pen a déploré qu'on n'aille "pas beaucoup au contact des émeutiers", souhaitant qu'on "donne l'ordre de les arrêter". Il a évoqué le sentiment de "peur" du gouvernement qui est, selon lui, "inhibé par le syndrome Malek Oussekine" et la crainte d'une "bavure".

"Un déséquilibre qui peut déboucher sur la guerre civile"

Estimant que cette situation révèle "un déséquilibre tel qu'il peut déboucher sur la guerre civile", le président du FN s'en est pris avec véhémence au chef de l'Etat, soulignant que les jeunes des banlieues qui "vont devenir des terroristes et des bandits" sont "les enfants de Chirac". Il a qualifié le président de la République de "principal responsable de la décadence de notre pays", estimant qu'il "n'a plus qu'une activité compassionnelle".

En revanche, Jean-Marie Le Pen a affirmé qu'il n'est pas "de ceux qui vont chercher des poux dans la tête de Nicolas Sarkozy". "S'il réussit, bravo, mais je ne le crois pas", a-t-il dit. "Le fait que certains électeurs du FN trouvent Sarkozy sympathique ne les empêchera pas de voter pour moi", car "l'original vaut mieux que la copie", a-t-il assuré. Il a ironisé sur le président du MPF, Philippe de Villiers, qui "de manière assez caricaturale, singe ses positions". "On l'appelle Duplicator", a-t-il dit.

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Photo d'ouverture : Jean-Marie Le Pen invité du Grand jury LCI-RTL-Le Figaro - DR

le 13 novembre 2005 à 20:31
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