Les élus locaux s'impatientent

le 07 novembre 2005 à 12h44 , mis à jour le 07 novembre 2005 à 21h16

Après une nouvelle nuit de violences, le maire PS de Noisy-le-Grand en appelle à l'armée, des députés UMP demandent eux un couvre feu dans les banlieues. Les députés débattront mardi à l'Assemblée sur les "violences urbaines".

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Après une nouvelle nuit de violences, les députés s'impatientent. Le maire socialiste de Noisy-le-Grand, Michel Pajon a ainsi suggéré lundi l'intervention de l'armée dans les quartiers touchés par les violences urbaines. "Je sonne le tocsin. On ne peut pas laisser les choses empirer comme cela", a-t-il dit. "Si l'Etat n'est pas capable de nous défendre, il va falloir qu'on se défende", a-t-il ajouté. Michel Pajon a reconnu que "pour un socialiste, dire que l'armée doit intervenir est un constat d'échec absolument inimaginable. Mais ce que je peux vous dire, c'est qu'on ne peut pas laisser les gens comme ça. Donc à un moment donné, il faut se demander s'il y a encore un Etat dans ce pays". Il a encore reproché au ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy de "ne pas faire son boulot".

Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, a lui préconisé l'instauration "d'urgence" d'un couvre-feu pour les jeunes dans les villes de 30.000 habitants. "Face à la guerre anti-française, je veux me faire le porte-parole de la France profonde, celle qui se barricade à partir de 6 heures le soir, en prévision des nuits de violence", ajoute-t-il.

Le député UMP des Yvelines Jacques Myard a réclamé de son côté l'instauration de l'état d'urgence avec "un strict couvre feu". "Les Français sont excédés, si l'Etat ne rétablit pas l'ordre, il est fort à parier que la population ne le fasse d'elle-même et plus personne ne répondra alors de rien", a-t-il mis en garde dans un communiqué. Affirmant que "les médias devaient d'eux-mêmes lever le pied de la libre et totale information", Jacques Myard a demandé au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) "de conclure un moratoire sur la diffusion de ces événements avec tous les médias afin de ne pas les stimuler et les amplifier".

Les députés débattront mardi après-midi en séance plénière de la situation dans les banlieues, après une déclaration du Premier ministre sur "les violences urbaines".

Incendie d'une école à La Tour du Pin, en Isère

Une école primaire et maternelle de La Tour du Pin, en Isère a fait l'objet d'un incendie d'origine criminelle lundi vers 07H00 mais l'intervention rapide des pompiers a limité les dégâts à la bibliothèque de l'établissement, a-t-on appris de source municipale. Les 244 élèves du groupe scolaire Jean Rostand sont privés d'école pour la journée, mais comme les salles de classe n'ont pas été touchées, la municipalité espère que les cours pourront être assurés mardi. Par ailleurs, toujours dans l'Isère, trois autocars appartenant à une société privée de Beaurepaire ont été détruits par un incendie criminel dans la nuit de dimanche à lundi, ont indiqué les pompiers.

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le 07 novembre 2005 à 12:44
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