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Depuis la "grande douceur" de la fin octobre, les températures ont chuté de façon spectaculaire, même si elles ne sont pas exceptionnelles pour la saison, selon les prévisionnistes de Météo-France. Une dépression descendue des régions polaires, positionnée sur l'Allemagne et la Belgique, envoie sur la France depuis mercredi des flux de "tendance nord" chargés de pluie et de neige. Conséquence : les flocons sont tombés sur toutes les régions de France, y compris la Provence, guère habituée à de tels frimas en novembre. Mais la météo devrait se faire plus clémente au cours des prochaines heures : Météo-France a levé dimanche l'alerte orange qui avait suivi l'évolution des chutes de neige, atteignant vendredi le grand ouest et balayant samedi le nord, jusqu'en région parisienne.
Dimanche soir, la neige semblait devoir se cantonner sur les régions classiquement froides de l'est et la circulation, très perturbée vendredi et samedi, était revenue à la normale. En Vendée toutefois, quelque dizaines de foyers étaient toujours privés d'électricité. Des averses locales, dans la nuit de vendredi à samedi, ont entraîné d'importantes accumulations de neige, jusqu'à 20 cm par endroit, endommageant le réseau de distribution. Samedi, 17.000 foyers s'étaient réveillés sans électricité.
"Chauffage minimal" pour 10.000 foyers de l'agglomération bordelaise
Ailleurs, la couche de neige peu épaisse en plaine (de 1 à 3 cm) n'a pas fait de dégâts. Mais elle a généré des inconvénients. En Ile-de-France, de nombreux retards et annulations de vols ont été signalés aux aéroports de Roissy et Orly. Une trentaine de personnes sont restées mobilisées dans la nuit de samedi à dimanche à Roissy pour effectuer des opérations de dégivrage des pistes. Dans la capitale, tout juste la Tour Eiffel a-t-elle dû fermer quelques heures samedi. A Paris, notait dimanche un prévisionnistes de Météo-France, il faut "sans doute remonter à 1993 pour trouver de la neige qui tienne au sol" en novembre.
Sur la RN12, à l'ouest de Rennes, les 200 poids-lourds qui étaient bloqués depuis samedi au niveau de Montauban-de-Bretagne à cause de la chaussée glissanteont pu repartir dimanche. Enfin, environ 10.000 foyers de l'agglomération bordelaise qui étaient privés de chauffage depuis samedi soir après la rupture d'une canalisation d'eau chaude bénéficient désormais d"un chauffage minimal", a indiqué dimanche soir la préfecture de la Gironde.
Le niveau 2 du plan hiver pour l'aide aux sans-abri a été étendu dimanche soir à 44 départements (Lire article). Le froid a déjà tué cinq sans-abri depuis lundi dernier.
Le préfet de Corse Pierre-René Lemas a écrit à EDF pour faire part de sa "grande inquiétude" quant à l'approvisionnement en électricité de l'île durant l'hiver, jugeant "insuffisant" les moyens prévus pour faire face à de grands froids. La mise en service d'un câble sous-marin (Sarco) reliant la Corse à la Sardaigne, d'une capacité de 50 MW, initialement prévue vers la fin de l'année, a été retardée et le câble ne sera vraisemblablement opérationnel que fin février, a précisé le secrétaire général de la préfecture de Corse-du-Sud. EDF a prévu pour pallier ce manque de mettre en place plusieurs groupes électrogènes d'une puissance totale de 30 MW, qui doivent s'ajouter à une turbine à combustion d'une puissance de 20 MW (TAC) arrivée de Grèce en mars lors de la précédente grande vague de froid ayant frappé l'île. La TAC grecque assurant déjà le remplacement d'un moteur défaillant de la centrale thermique du Vazzio "mis définitivement hors service après la casse survenue au printemps 2004", il ne s'agit "pas d'un moyen supplémentaire de production mais du remplacement d'un moyen défaillant supprimé", écrit le préfet Lemas, inquiet de "l'éventualité d'un hiver aussi rigoureux que le précédent".Le préfet de Corse s'inquiète auprès d'EDF
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