Meurtre d'Epinay : le troisième suspect se rend

le 09 novembre 2005 à 11h18 , mis à jour le 09 novembre 2005 à 15h08

Le troisième suspect impliqué dans le meurtre de l'homme battu à mort à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) le 27 octobre s'est constitué prisonnier mercredi matin au commissariat central de Limoges.

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Le troisième suspect impliqué dans le meurtre de l'homme battu à mort à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) le 27 octobre s'est constitué prisonnier mercredi matin au commissariat central de Limoges, selon la PJ locale. Olivier Tchekessoff, procureur de la République à Limoges, a indiqué que le jeune homme s'est adressé à un fonctionnaire de la PJ de sa connaissance qui l'a accompagné au service régional, tôt mercredi matin.

Deux suspects soupçonnés d'avoir battu à mort Jean-Claude Irvoas, 56 ans, dans la rue à Epinay-sur-Seine pour lui voler son appareil photographique ont  été mis en examen le 30 octobre pour "vol suivi de violences ayant entraîné la mort". Le troisième homme, présumé être leur complice, aura donc mis fin à sa cavale mercredi. Il aurait, précise-t-on de source policière, été mis en cause par ses deux présumés complices comme étant l'auteur des coups, ce que les enquêteurs doivent  vérifier. Les mêmes sources assurent que la présence de Benoît K. sur les lieux  au moment du drame serait confirmée par la lecture des bandes vidéo des caméras  de surveillance.

 Entraîneur de foot

Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy  "s'est félicité" de cette arrestation. C'est "l'important travail effectué par la police  judiciaire (qui) a conduit l'intéressé à se constituer prisonnier ce matin", a estimé le ministre. Lorsqu'il avait reçu lundi l'épouse et les enfants de la victime, M. Sarkozy  "les avait assurés que tout serait mis en oeuvre pour retrouver les auteurs de  ce crime".

La brigade criminelle de la police judiciaire parisienne, chargée de  l'enquête, avait diffusé lundi un appel à témoins national pour le retrouver. Le jeune homme, 23 ans, était particulièrement recherché à Limoges, où il est né, ainsi que dans la petite commune limitrophe où vivent ses parents. Sa  photo et son signalement avaient largement été diffusés dans la presse locale. La police semblait le suivre à la trace et il aurait échappé de peu à une interpellation à Limoges, pendant le week-end. "Sachant qu'il ne pourrait  longtemps échapper aux poursuites, il a préféré y mettre fin de lui-même", a précisé M. Tcherkessof. Né à Limoges, il connaissait un policier de la région, qui l'avait encadré jeune en tant qu'entraîneur de foot bénévole, selon une source policière.

"Négociation d'homme à homme"

En concertation avec la brigade criminelle de la PJ parisienne, chargée de  l'enquête, le policier est parvenu à établir le lien avec le jeune homme et a établi "un climat de confiance" dans une "négociation d'homme à homme". Dans la nuit de mardi à mercredi, le jeune homme a accepté d'aller à un rendez-vous fixé par les policiers pour se rendre, à proximité du stade de football de la commune du Palais-sur-Vienne, limitrophe de Limoges. Selon le procureur, le suspect avait "quitté la région depuis un certain  temps".

Les fonctionnaires de la PJ de Limoges devaient remettre le suspect à leurs collègues parisiens de la brigade criminelle. Il devrait être interrogé dans la  capitale ou à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Selon la PJ, M. Irvoas avait été battu à mort en "cherchant à se défendre" alors que, selon toute vraisemblance, il photographiait un réverbère, rue de Marseille, à Epinay-sur-Seine, pour le compte de son entreprise. Il est décédé quelques heures après l'incident. Quelque 200 habitants et élus d'Epinay ont observé samedi une minute de silence en hommage à M. Irvoas, une cérémonie perturbée par un mouvement d'extrême droite.

D'après AFP

le 09 novembre 2005 à 11:18
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