Un 11 Novembre sous sécurité renforcée

le 10 novembre 2005 à 15h21 , mis à jour le 11 novembre 2005 à 18h13

2220 policiers et gendarmes étaient mobilisés vendredi pour encadrer la cérémonie officielle du 11 Novembre à Paris en présence du président de la République Jacques Chirac. Le Premier ministre présidera à 15h une cérémonie en forêt de Compiègne, où a été signé l'armistice.

chirac_gerbe_11_11

Deux mille deux cents vingt policiers et gendarmes étaient mobilisés vendredi pour encadrer la cérémonie officielle du 11 Novembre à Paris en présence du président de la République Jacques Chirac, selon la préfecture de police de Paris. Comme chaque année, le président, accompagné de la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie et du ministre délégué aux Anciens combattants Hamlaoui Mekachera, s'est s'incliné à 11 heures devant la tombe du Soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe, 87 ans après la fin de la Grande guerre.

A l'issue de la cérémonie, Jacques Chirac a traversé la place de l'Etoile à pied pour rencontrer les invités - dont une tribune de jeunes issus de toutes les régions - les membres du gouvernement et le corps diplomatique. Le chef de l'Etat avait auparavant passé les troupes en revue sur la place de l'Etoile à bord d'un command-car, avec à ses côtés le chef d'état-major des armées, le général Henri Bentégeat.

Le Premier ministre Dominique de Villepin a présidé pour sa part à 15h une cérémonie en forêt de Compiègne, où a été signé l'armistice, dans la clairière de Rethondes. En 2000, 142 anciens combattants français de la guerre de 14-18 étaient  encore en vie. Ils ne sont plus que 6 poilus cette année. Leur doyen, Maurice, fêtera ses 111 ans le 25 décembre. La guerre de 1914 à 1918, qui devait être "la Der des ders", a fait 9 millions de morts dans le monde (en France et en Allemagne, un soldat mobilisé sur six est mort) et près de 20 millions de blessés, dont la moitié mutilés. Beaucoup d'entre eux avaient entre 18 et 25 ans.  

D'après AFP 

Conseil de lecture

"La ruée, journal d'un poilu ", de Robert Desaubliaux. Ce poilu avait 24 ans quand il a été envoyé au front. Les éditions Presses de la Renaissance ont décidé de rééditer son journal de bord, paru une première fois en 1920. Un texte à la fois cru et poétique qui décrit toute l'horreur de cette guerre à travers son parcours en Picardie et dans la Somme. Au fil des pages, Desaubliaux nous fait pénétrer dans "le dedans de l'enfer", fait ressentir "l'angoissante musique des balles", les atermoiements d'une guerre où "on marche tout le jour dans un sens et on repart dans la direction opposée". "Nous vivons comme des bêtes, isolées, ignorant les événements". Mais au 11e régiment des Cuirassiers, on a un peu honte, " tant notre rôle est mesquin par rapport à celui des fantassins ". L'horreur, il finira pourtant par la vivre avec ces poilus qui "sautent en l'air, tourbillonnent et retombent dans la plaine en grêlons". Dès lors, une seule obsession : "Tenir, malgré les boches". Après deux ans de tranchées, Desaubliaux, grièvement blessé, est évacué vers un hôpital. L'heure pour son journal de prendre fin, avec ces mots simples et forts " Je veux être sauvé ! Je veux vivre !". Un récit bien mieux qu'un livre d'histoire pour comprendre la Grande guerre.

Par Alexandra Guillet


Photo d'ouverture : le dépôt de gerbe par Jacques Chirac sur la tombe du Soldat inconnu, à Paris - DR

le 10 novembre 2005 à 15:21
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience