
Depuis le début du week-end, des mesures de sécurité particulières ont été mises en place à Paris. La préfecture a ainsi interdit entre samedi 10H et dimanche 8H "toute réunion de personnes de nature à provoquer ou entretenir le désordre sur la voie et dans les lieux publics" - une mesure décidée alors que des SMS et des messages menaçants sur Internet appelaient à des actions violentes dans la capitale, selon la Direction générale de la police nationale. Les lignes de transports en commun menant à Paris, notamment celles du RER, sont également "placées sous surveillance" pour prévenir toute tentative de débordements.
Samedi soir, aucun rassemblement suspect n'avait été signalé à Paris, contrairement à d'autres villes comme Lyon (lire Echauffourées dans le centre de Lyon), où des heurts avaient opposé des groupes de jeunes et les forces de l'ordre en plein centre de la ville, ou encore à Toulouse, où de nouveaux incendies de voitures avaient été rapportés ; mais l'interdiction de rassemblement n'en était pas moins valable jusqu'à dimanche matin. Quelque 3.000 policiers et gendarmes ont été mobilisés dans la capitale pour tout le week-end.
"Sarkozy démission"
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| Le passage-éclair de Nicolas Sarkozy sur les Champs-Elysées |
Toujours à Paris, et toujours samedi soir, un rassemblement sur le thème "urgence sociale en banlieues" avait été autorisé place Saint-Michel (Vème arr.) et quelque 400 personnes y ont participé. Des sympathisants d'une dizaine d'associations, dont le MRAP, Act Up, Droits Devants!!, FASTI, F.T.C.R, L.C.R., ATMF, avaient appelé à manifester contre "les lois d'exception" et les "discriminations" à l'égard des banlieues et des Français d'origine étrangère. "Oui à la paix, mais il n'y aura pas de paix dans les quartiers sans justice et égalité!", a lancé aux manifestants le secrétaire général du mouvement de lutte contre le racisme MRAP, Mouloud Aounit, depuis une estrade.
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Photo d'ouverture : véhicule de police près de la place de la Concorde, à Paris - DR
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