© DR150 hommes supplémentaires devaient venir épauler les 300 gendarmes qui ont ratissé lundi la campagne autour de Jallais, un bourg de 3.300 habitants entre Nantes et Angers où a été enlevée la petite Aurélia, 6 ans, dimanche. "L'auteur des faits n'a pas été identifié et nous ne savons pas s'il est dans un périmètre restreint ou non", a précisé le procureur de la République d'Angers Brigitte Angibaud lors d'une conférence de presse à Jallais.
Aurélia faisait du roller dimanche après-midi avec sa grande soeur de 9 ans sur un parking alors désert, lorsqu'un inconnu est arrivé en voiture. Il les a approchées "d'une manière gentille en leur demandant de venir avec lui", a relaté le procureur. Lorsqu'elles ont refusé, il les a agrippées. La soeur aînée, qui n'avait pas de roller aux pieds, a pu s'enfuir et prévenir sa mère. Le procureur a annoncé que quatre personnes, placées lundi en garde à vue pour "vérification" car leur véhicule, une Peugeot 309, était du même modèle que celui du ravisseur, allaient être remises en liberté dans la soirée. Elles "n'auraient pas de lien avec l'enlèvement", a précisé le magistrat.
"Agir vite"
Les enquêteurs disposent d'un portrait-robot, qui a été diffusé aux médias. Basé sur le témoignage d'un homme qui a failli se faire renverser par le véhicule du ravisseur, il décrit un individu de type européen au teint mat, âgé d'une trentaine d'années, aux cheveux courts châtain foncé, de corpulence moyenne et vêtu d'une veste sombre. Dimanche après-midi, l'alerte avait été donnée "très rapidement" par la mère et "un quart d'heure plus tard, le département était bouclé", a indiqué le procureur. "L'expérience démontre que dans les affaires de rapt d'enfant, il faut agir très rapidement", a-t-elle ajouté.
La photo d'Aurélia a été publiée dans les journaux avec l'accord des parents, tandis qu'un numéro vert, le 08.00.11.60.66, était mis en service pour recueillir d'éventuels témoignages. Lorsqu'elle a été enlevée, la fillette aux cheveux bouclés, portant des lunettes, était vêtue du même sweat rose que sur la photo diffusée, et d'un pantalon en toile bleue. "Si l'hypothèse de l'enlèvement ne pose pas de difficulté, le mobile reste ouvert et toutes les pistes sont explorées", a déclaré Mme Angibaud. "La justice sait se montrer clémente si le ravisseur a été pris d'un coup de folie et souhaite se raviser et rendre l'enfant", a-t-elle averti.
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