La prorogation de l'état d'urgence définitivement approuvée

le 15 novembre 2005 à 19h09 , mis à jour le 16 novembre 2005 à 22h14

Après l'Assemblée nationale mardi, le Sénat a adopté mercredi soir la prorogation pour trois mois de la loi de 1955 qui institue l'état d'urgence. La prolongation sera effective à compter de lundi prochain.

sénat © INTERNE

La prorogation pour trois mois de l'état d'urgence a été définitivement approuvée par le Parlement, après l'adoption sans modification mercredi soir par le Sénat du texte voté la veille par les députés. Mardi, l'Assemblée nationale avait voté la prorogation pour trois mois de l'application de la loi de 1955 instituant l'état d'urgence afin de répondre à la crise des banlieues. La prolongation devrait être effective à compter de lundi prochain.

20 jours d'émeutes

Le projet de loi avait été débattu peu avant, l'occasion pour Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin de s'exprimer sur la crise des banlieues. Le Premier ministre a ainsi déclaré que "tout serait mis en oeuvre pour accélérer l'indemnisation des victimes" des violences dans les banlieues.

Un peu plus tard, le numéro 2 du gouvernement a fait le point sur la situation, après 20 jours d'émeutes. Les personnes interpellées pour leur implication dans les émeutes sont pour "75 à 80%" d'entre elles, "déjà connues pour de nombreux méfaits", a déclaré le ministre de l'Intérieur. Outre des facteurs "économiques et sociaux", les violences sont imputables, selon lui, à "la volonté de ceux qui ont fait de la délinquance leur activité principale, de résister à l'ambition de la République de réinstaller son ordre, celui de ses lois, dans le territoire. Nicolas Sarkozy a indiqué que dix procédures d'expulsion d'étrangers ayant participé aux émeutes des banlieues avaient été "engagées".

Le ministre a annoncé "dix opérations lourdes (...) programmées dans les cités" qui "vont conduire dans les jours qui viennent à l'interpellation de plusieurs dizaines d'individus suspects" pour des "trafics de toutes natures".

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le 15 novembre 2005 à 19:09
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