© TF1Jean-Jacques Le Chenadec, dans le coma après avoir été victime d'une agression qui pourrait être liée aux violences urbaines vendredi soir à Stains, en Seine-Saint-Denis, est décédé lundi. Sa veuve a été reçue dans la matinée par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. "Je souhaite que ces personnes soient punies", a dit sa veuve au ministre de l'Intérieur. Le ministre "avec qui je suis de tout coeur, a promis qu'il ferait tout son possible pour nous aider", a-t-elle ajouté.
Encore handicapé par l'agression dont il a été victime en même temps que son voisin, Jean-Pierre Moreau, le cou enserré dans une minerve, a expliqué que l'auteur de l'agression leur avait demandé de quoi ils parlaient. "Lorsqu'on lui a répondu qu'on parlait de nos voitures, il a balancé un coup de poing à Jean-Jacques qui est tombé à la renverse", a-t-il dit.
"Beaucoup de prudence"
Selon les premiers éléments de l'enquête, les deux hommes, membres du conseil syndical de leur immeuble, étaient intervenus une heure avant au même endroit pour une dégradation de poubelles. Ils auraient alors essuyé quelques jets de pierre, selon une source policière.
L'agresseur, non identifié, est toujours recherché. La police judiciaire de Seine-Saint-Denis est chargée de l'enquête. Elle a lancé un appel à témoins. "Il est demandé à toutes personnes susceptibles de communiquer des renseignements en relation avec les faits de contacter" la section criminelle du Service départemental de police judiciaire de Seine-Saint-Denis (SDPJ 93) au 01.41.60.31.10, indique-t-il. L'anonymat des témoins pourra être conservé à leur demande, a précisé le SDPJ 93. Jean-Paul Leglou, adjoint au maire de Stains chargé de la sécurité, a demandé "beaucoup de prudence". "L'association de ces faits avec les violences récentes des quartiers n'est pas évidente", avait-il déclaré à l'AFP. "Il faut attendre l'enquête".
Près de 200 personnes se sont rassemblées lundi soir à Stains en hommage au sexagénaire. "Nous sommes sous le choc de l'annonce du décès de Monsieur Le Chenadec", a déclaré le maire, Michel Beaumale. "C'est un acte criminel que rien ne peut justifier, mais il serait hasardeux de faire un lien entre le contexte de violences urbaines et ce meurtre qui traduit plutôt les difficultés du vivre ensemble entre des adultes et des jeunes qui ne connaissent que le langage de la violence". Les habitants observé une minute de silence et déposer des fleurs devant le 127 boulevard Gorki, où a eu lieu l'agression mortelle.
Meurtre d'Epinay : appel à témoins |
La brigade criminelle de la police judiciaire parisienne, chargée de l'enquête sur l'homme battu à mort à Epinay-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis le 27 octobre, a diffusé lundi un appel à témoins pour retrouver le troisième suspect dans cette affaire. Deux suspects soupçonnés d'avoir battu à mort Jean-Claude Irvoas, 56 ans, dans la rue pour lui voler son appareil photographique ont été mis en examen le 30 octobre pour "vol suivi de violences ayant entraîné la mort".Le troisième homme présumé être leur complice était toujours en fuite lundi et la PJ a lancé un appel à témoins assorti de sa photo. Selon cet appel à témoins, le suspect "aurait trouvé refuge soit dans la région de Limoges, sa ville natale, soit dans la région parisienne". Tout renseignement peut être communiqué à un N° vert (08.00.55.51.77) mis en place à cet effet. |
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(Photo : lors de l'hommage rendu lundi soir au sexagénaire à Stains)
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