Sarkozy : "l'ordre de la République" contre "l'ordre des bandes"

le 07 novembre 2005 à 17h08 , mis à jour le 07 novembre 2005 à 20h06

"Ca prendra le temps que ça prendra, mais la République ne peut pas reculer", a affirmé le ministre de l'Intérieur lundi à Evreux.

Nicolas Sarkozy Evreux © TF1

Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a appelé lundi à la défense de "l'ordre de la République" contre "l'ordre des bandes", lors d'une visite à Evreux, dans l'Eure où des affrontements se sont déroulés dans la nuit de samedi à dimanche. "Ca prendra le temps que ça prendra, mais la République ne peut pas reculer, soit c'est l'ordre de la République, soit c'est l'ordre des bandes", a-t-il déclaré. "Rien ne sera possible dans les quartiers en terme de rétablissement de la justice, en terme d'égalité des chances, s'il n'y a pas de rétablissement de l'ordre républicain", a-t-il ajouté.

Le ministre a qualifié les violences d'Evreux d'"agressions multiples et organisées qui n'avaient rien de spontané". Il a stigmatisé "une violence inouïe" en citant le cas d'une policière municipale qui avait eu la mâchoire fracturée par une boule de pétanque.

"C'est une question nationale"

Nicolas Sarkozy, qui était accompagné du président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré, maire de cette ville de 54.000 habitants, a appelé les forces de l'ordre à rester mobilisées "autant de temps qu'il faudra, c'est une question nationale, c'est une question républicaine", leur a-t-il dit.

Le ministre a affirmé que plus de mille interpellations avaient été opérées en France dans le cadre de ces évènements, en assurant que c'était une donnée nouvelle qui tranchait avec le traitement des violences urbaines des décennies précédentes. "Désormais, chacun doit rendre compte", a dit le ministre. "La premières des préventions, c'est la certitude qu'aura un délinquant que ce qu'il fait sera puni", a-t-il ajouté.

Seize policiers et pompiers ont été blessés et cinq personnes interpellées lors de ces affrontements qui se sont déroulés dans le quartier des grands ensembles de la Madeleine. La préfecture a fait état de 31 véhicules incendiés ainsi que de neuf commerces, un bureau de police, la mairie annexe et un bureau de poste endommagés ou détruits. (D'après AFP)

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(Nicolas Sarkozy lundi/DR)

le 07 novembre 2005 à 17:08
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