© AFP / Thomas Coex Un bilan digne du Far West. Il s'agit cependant de celui des incidents de la nuit de mercredi à jeudi pour le seul département de Seine-Saint-Denis. Le préfet a fait savoir jeudi matin qu'il avait recensé quatre tirs à balles réelles contre des CRS la nuit précédente et 177 véhicules brûlés dans le 93. Mais selon un bilan général fourni dans l'après-midi par la police, les troubles ont concerné pas moins de sept départements de l'Ile-de-France : Seine-Saint-Denis, Essonne, Hauts-de-Seine, Yvelines, Val-d'Oise, Seine-et-Marne, Val-de-Marne ; en incluant le bilan de Seine-Saint-Denis, on arrive ainsi à un total de 315 véhicules brûlés. Cétait la septième nuit de violences en banlieue parisienne depuis la mort accidentelle jeudi à Clichy-sous-Bois de deux mineurs qui s'étaient réfugiés dans un transformateur EDF, croyant être poursuivis par la police.
C'est à Aulnay-sous-Bois que les violences ont été les plus spectaculaires : des jeunes gens ont fait une incursion dans le poste de police du Gallion, fermé la nuit, près de la cité des 3.000. Dans ce même quartier, trois journalistes de France 2 ont abandonné leur voiture quand des dizaines de jeunes encagoulés ont surgi en les menaçant. Peu après, leur voiture brûlait. Une équipe de TF1 a également été prise à partie et leur caméra dérobée.
Peines de prison ferme
Au même endroit, une concession automobile Renault a brûlé, mobilisant un très grand nombre de pompiers pendant plusieurs heures. Tout près de là, deux classes d'une école primaire d'Aulnay avaient aussi été incendiées. Un gymnase a été incendié au Blanc-Mesnil, commune limitrophe d'Aulnay-sous-Bois. Un pompier a été brûlé au deuxième degré au visage par un cocktail Molotov lancé dans un véhicule et deux autres légèrement blessés. Dans les Hauts-de-Seine, trois personnes ont été interpellées. Des dizaines de véhicules y avaient été incendiés et deux cocktails Molotov lancés sur un commissariat d'Antony, selon des sources policières. En revanche, les quartiers à la limite de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil, "berceau" des émeutes il y a près d'une semaine, ont connu peu de troubles.
Chers lecteurs, depuis le début des violences en banlieue, vous êtes excessivement nombreux à réagir sur notre site infos. Nous vous en remercions. Mais compte tenu du nombre de réactions envoyées, il est devenu impossible de les publier avec toute la rigueur, l'objectivité et la réactivité qui caractérisent un forum de qualité. Nous sommes donc contraints de suspendre momentanément la publication des avis sur ce sujet hautement sensible. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre fidélité.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




