Le PS trouve l'esprit de synthèse

le 20 novembre 2005 à 07h27 , mis à jour le 20 novembre 2005 à 20h10

Le Parti socialiste est parvenu cette nuit à une synthèse entre ses trois principales motions d'orientation, lors de son congrès au Mans. Les négociations entre François Hollande, Laurent Fabius et le NPS ont duré plusieurs heures.

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Les dirigeants socialistes, qui s'efforçaient depuis vendredi de montrer une image d'unité dans la perspective de l'élection présidentielle de 2007, effaçant les querelles et déchirements passés, sont parvenus à cet accord après environ cinq heures de négociations à huis clos.  Cette synthèse rassemble les trois grandes motions d'orientation du congrès du Mans : la motion majoritaire de François Hollande, celle de Laurent Fabius, et celle du Nouveau parti socialiste (NPS). Le  trio  Montebourg-Peillon-Emmanuelli s'est néanmoins désolidarisé sur la question de la VIe République, le premier refusant de s'associer à la synthèse.

"Il y a maintenant un rassemblement de tous les socialistes, nous avons trouvé une dynamique nouvelle, c'est un succès collectif", a déclaré le premier secrétaire du parti François Hollande. "Les socialistes ont fait preuve d'esprit de responsabilité. Il y avait une attente à notre égard, et il fallait opérer le rassemblement à gauche (...). Nous sous sommes tournés vers les Français", a-t-il ajouté. François Hollande a annoncé que la motion de synthèse faisait notamment référence à un niveau du SMIC porté à 1 500 euros au cours de la prochaine législature en cas de victoire de la gauche, comme le réclamait Laurent Fabius.

"Surtout pas de chicayas"

 "Les Français ne voulaient surtout pas de chicayas", a pour sa part déclaré M. Fabius. "Nos amendements ont été largement pris en compte. Il faut se tourner vers le futur (...). C'est une bonne nouvelle pour le PS. Il fallait avant tout se rassembler", a-t-il ajouté. Interrogé sur le point de savoir si cet accord allait permettre un retour de la confiance au PS, Laurent Fabius a répondu : "C'est le pari que j'ai fait". "Nous avions une responsabilité comme militants socialistes à l'égard des Français, c'est ce que nous avons privilégié", a déclaré quant à lui Henri. Emmanuelli. Selon Benoît Hamon, porte-parole du NPS, son courant a obtenu que soit pris en considération "un tarif extérieur commun" dans la politique commerciale de l'UE. Il s'agit d'instaurer une protection douanière des intérêts de l'Union. Néanmoins, Arnaud Montebourg, co-fondateur du courant NPS, a refusé de participer au vote, estimant que la synthèse n'aura "pas de pérennité", "n'est pas efficace" et a "peu de crédibilité". Le député de Saône-et-Loire défendait ardemment un projet de VIe République,  qui a été refusé par la motion majoritaire du Parti socialiste. Il a indiqué qu'il adoptait "une position de réserve". "Nous avons, par loyauté pour le parti, laissé les camarades qui voulaient faire la synthèse la faire, mais nous n'avons pas voulu prêter notre concours".

(photo : François Hollande, dans la nuit de samedi à dimanche)

le 20 novembre 2005 à 07:27
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