
François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, a déclaré, dimanche en clôture du congrès du Mans qui a réussi une synthèse des motions, que "l'unité a été faite, la volonté est affirmée et la vérité a été dite". Selon le numéro 1 du PS, dont la motion était majoritaire avant l'accord, "55% des militants, c'est bien, 100% des militants, c'est mieux". La synthèse, et donc l'unité des socialistes, est "une bonne nouvelle pour le PS, pour la gauche et pour la France", s'est-t-il félicité devant près de 4000 militants.
Le texte de synthèse a été adopté dimanche matin, après environ cinq heures de négociations à huis clos, par 571 délégués, sur un total de 614. Cette synthèse rassemble les trois grandes motions d'orientation du congrès du Mans : la motion majoritaire de François Hollande, celle de Laurent Fabius, et celle du Nouveau parti socialiste (NPS).
"La droite crée le désordre social"
Lors de son discours, qui a duré plus d'une heure et qui avait des allures de discours-programme pour la présidentielle, François Hollande a ensuite attaqué la droite, notamment pour sa gestion de la crise des banlieues. "C'est contre la droite qu'il faut maintenant partir en mouvement", a lancé d'une voix forte le numéro 1 du parti en évoquant "l'immense gâchis que vient de vivre la France".
En "trois ans et demi", la droite a mis "l'économie française en faillite, la cohésion sociale en miettes, le modèle républicain en procès et les institutions en crise". Il a accusé la droite de faire de la crise des banlieues "une opportunité de choisir son terrain pour la prochaine confrontation", c'est-à-dire l'élection présidentielle de 2007. "On ressort le complot islamiste alors que la droite crée le désordre social pour incarner l'ordre public", a affirmé Hollande.
"Le traité constitutionnel est mort"
Concernant l'Europe, François Hollande a souligné, pour la première fois depuis le 29 mai, que "le traité européen constitutionnel est mort". Il se dit inquiet de "l'état de l'Union européenne", qui est "en panne", une situation dont "nul ne peut se réjouir". "Il n'y a pas de Constitution, pas de budget, pas de projet", a-t-il déploré. "En revanche, il ne manque pas de projets de directives libérales et de déréglementations", s'est-il inquiété.
François Hollande a aussi longuement détaillé le "contrat" qu'il propose aux Français, dans les domaines sociaux, du logement, de l'éducation, de la fiscalité, et exposé les mesures que préconise le PS pour les quartiers difficiles, détaillées dans une résolution unanime du congrès. "Nous sommes tous ensemble pour rendre possible la victoire (en 2007), à nous de la rendre inéluctable", a-t-il conclu, applaudi pendant plusieurs minutes par les congressistes debouts.
(photo : François Hollande, lors de son discours du clôture dimanche au Mans)
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