Lundi 7 novembre au soir, Dominique de Villepin annonce la mise en place de couvres-feux et le rappel de 1500 réservistes de la police et de la gendarmerie."Nous prenons toutes les solutions pour que le retour au calme se fasse rapidement." Invité lundi soir du journal de TF1, le Premier ministre Dominique de Villepin a présenté une série de mesures pour tenter de désamorcer la crise qui secoue les banlieues de France depuis 12 jours. "Les violences sont inacceptables. Je pense à tous les Français qui nous regardent qui sont inquiets et aspirent à un retour à la normale", a dit le numéro 1 du gouvernement. Et d'ajouter : "la réponse de l'Etat sera ferme et juste".
Dans cette réponse, deux volets. Et le premier, celui de la fermeté, "réponse nécessaire". "La priorité c'est le rétablissement de l'ordre public", a martelé le Premier ministre. Il a ainsi annoncé l'envoi de 1500 réservistes de plus dans les zones affectées par les violences. "En tout cela fait 9500 policiers et gendarmes sur le terrain", a dit Dominique de Villepin qui a rendu hommage au sang froid des forces de l'ordre.
"Multiplier les bourses au mérite"
Autre mesure, la réactivation de la loi de 1955 instaurant l'état d'urgence dans le contexte de la guerre d'Algérie. Le couvre-feu pourra être décidé par les préfets "partout" où c'est nécessaire" pour permettre le retour au calme rapidement. Il a précisé que cela concernait "l'ensemble du territoire". "Les préfets décideront à l'intérieur de ces territoires les quartiers les plus sensibles où ils jugent qu'une telle mesure doit être prise". Le Premier ministre a annoncé que Jacques Chirac avait décidé de convoquer un conseil des ministres mardi matin.
De la fermeté mais aussi de la prévention avec une série de mesures pour aider les banlieues. Le Premier ministre a proposé "de multiplier par trois les bourses au mérite" et de créer des "internats d'excellence". Il a également proposé l'apprentissage dès 14 ans, au lieu de 16 ans, "pour les enfants qui ont le plus de difficultés" scolaires et il a annoncé que le gouvernement allait "restaurer la contribution" financière aux associations, "abaissée" ces dernières années."Nous devons faire en sorte que le maillage territorial dans ces cités soit un maillage vivant qui permette à chacun véritablement de trouver sa place, qui permette au dialogue de s'instaurer", a-t-il ajouté.
Sang-froid
Interrogé sur le terme de "racaille" utilisé par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin a affirmé que "tous les mots sont importants et (que) nous devons faire en sorte de nous rassembler". "Ne stigmatisons pas en cette période, soyons rassemblés tous ensemble pour nous permettre de trouver les solutions qui nous permettront d'avancer", a-t-il dit.
Et d'ajouter : "Ceux qui détruisent sont des délinquants, a déclaré le chef du gouvernement. Ils ne respectent pas les lois de la République et à ce titre à la fois la police se doit de les interpeller, et la justice prend les sanctions qui s'imposent". "Soyons donc tous mobilisés et vigilants, soyons maîtres de nous-mêmes. Dans ces circonstances, c'est le sang froid qui est essentiel et dont nous devons chacun faire preuve", a-t-il dit.
Chers lecteurs, depuis le début des violences en banlieue, vous êtes extrêmement nombreux à réagir sur notre site infos. Nous vous en remercions. Mais compte tenu du nombre de réactions envoyées, il est devenu impossible de les publier en conciliant nos objectifs de rigueur, d'objectivité et de réactivité. Nous sommes donc contraints de suspendre momentanément la publication des avis sur ce sujet. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre fidélité.
(Dominique de Villepin lundi soir au 20 heures de TF1)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




