Fait tout à fait exceptionnel, le Premier ministre, qui a participé à ce même conseil, s'exprime lui aussi sur ce même sujet dès son retour à Matignon. "Nous ne pouvons accepter aucune zone de non-droit", souligne-t-il. © DRSitôt revenu à Matignon, dimanche soir, après avoir participé au Conseil de sécurité intérieure réuni à l'Elysée par Jacques Chirac, Dominique de Villepin a fait une déclaration - aussi brève et ferme que celle du chef de l'Etat sur le perron de l'Elysée. "Nous avons décidé de renforcer nos dispositifs de sécurité partout où c'est nécessaire, a indiqué le Premier ministre. Nous ne pouvons accepter aucune zone de non-droit. Nous avons aussi fait en sorte d'accélérer les procédures de justice pour que les individus interpellés puissent être déférés devant les tribunaux en comparution immédiate. J'en appelle à la responsabilité de tous. La violence n'est pas la solution."
"Déjà des riverains, des parents, dans les cités, en appellent à la raison, cherchant à faire comprendre aux plus jeunes les risques qui existent. Nous voulons éviter tout drame", a-t-il insisté. "J'ai reçu ces derniers jours, des élus, des maires, de droite, de gauche, des représentants d'associations, des enseignants, des policiers. Avec eux, je suis convaincu que la solution, c'est à la fois bien sûr la fermeté, mais aussi le respect et l'action".
"Une République de l'égalité des chances"
Dominique de Villepin a également annoncé dimanche soir qu'il dirait lundi "aux Français les moyens que le gouvernement entend prendre et les mesures qu'il entend proposer pour avancer dans la République que nous souhaitons, ouverte, fraternelle, une République de l'égalité des chances". Il s'exprimera au 20 heures de TF1.
Au cours du week-end, le chef du gouvernement a multiplié les réunions et les consultations sur les violences urbaines. Il a reçu samedi à Matignon huit de ses ministres et le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur. Dimanche, il a rencontré à 15 heures des policiers et des gendarmes travaillant dans les zones urbaines sensibles. Nicolas Sarkozy assistait à la rencontre. "La consigne donnée par le Premier ministre comme par moi-même, c'est toujours la même: ceux qui commettent des exactions auront à en rendre compte devant la justice", a dit le ministre de l'Intérieur à sa sortie de Matignon. "Ça a été une nuit difficile même si les forces de l'ordre ont fait preuve de beaucoup de présence. Ils l'ont fait avec une maîtrise qui a permis d'éviter beaucoup, beaucoup, beaucoup d'incidents", a-t-il souligné. Dominique de Villepin a vu ensuite des enseignants affectés en banlieue, avant de participer en soirée au Conseil de sécurité intérieure réuni à l'Elysée.
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Photo d'ouverture : Dominique de Villepin s'exprimant dimanche soir, depuis Matignon, après le Conseil de sécurité intérieure réuni à l'Elysée par Jacques Chirac - DR
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