© AFPLes forces de gauche se réuniront en janvier pour bâtir un programme commun dans la perspective de la présidentielle de 2007. C'est ce qu'a réaffirmé mardi François Hollande, à l'issue d'une réunion au siège du PCF à Paris entre délégations PS et PCF. Le premier secrétaire du parti socialiste, qui avait déjà rencontré sur ce sujet les Radicaux de gauche et les Verts, a expliqué que la réunion de janvier aura pour objectif "de rassembler toute la gauche, celle qui veut gouverner, pour permettre à la gauche en 2007 de réussir".
"Battre la droite durablement "
Sans vouloir fixer un "calendrier contraignant" à ses partenaires, François Hollande a estimé qu'"il n'y pas de temps a perdre" alors que la droite "vient cyniquement sur les thèmes de l'extrême droite" et "fait reculer bon nombre d'acquis sociaux". "Il faut que la gauche soit prête". Pour cela, "elle a besoin d'un rassemblement autour d'un programme" qui puisse donner "confiance et espoir", selon lui.
Tout en acceptant le principe de la rencontre unitaire, Marie-George Buffet, a, lors d'un point de presse séparé, tenu à mettre des garde-fous. "Nous voulons que la gauche se rassemble pour gagner" mais "nous ne sommes pas encore d'accord sur le contenu" d'un projet commun, a-t-elle déclaré. Pour le PCF, il ne faut surtout pas rééditer les expériences du type programme commun ou gauche plurielle, où la gauche au pouvoir "a reculé et n'a pas pu tenir les engagements" pris devant les électeurs. "Cette fois-ci, il ne faut pas que la gauche déçoive", l'objectif étant de "battre la droite durablement", a-t-elle prévenu. Dès lors, le programme de la gauche devra être "un projet alternatif" et "audacieux" de "transformation sociale", intégrant nombre de sujets comme fiscalité, licenciements ou vote des immigrés.
Pas de LCR
Par ailleurs, le PCF ne veut pas se séparer des forces de l'extrême-gauche, ses alliés durant la campagne du non au référendum sur l'Europe du 29 mai. Il faut que "l'exigence antilibérale se fasse entendre" et que la réunion "soit ouverte à l'ensemble des forces de gauche, sans a priori", a-t-elle dit. Le Parti communiste français a menacé de ne pas participer à la rencontre unitaire de la gauche en janvier si les formations d'extrême-gauche devaient en être exclues, comme venait de l'affirmer peu avant le numéro deux du PS, François Rebsamen.
Photo : délégations PS et PCF réunies mardi (crédit afp)
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