19/12/2005" L'Ecole est un lieu de la République qui doit assurer une sérénité pour l'enseignement ". Lundi, le ministre de l'Education nationale a tenu à répondre à l'inquiétude croissante des profs après l'agression d'une enseignante dans l'Essonne la semaine dernière. Gilles de Robien a affirmé "réfléchir", à "des permanences de la justice et de la police" pour permettre aux enseignants de "se confier". "Avec Nicolas Sarkozy et les partenaires sociaux, j'aimerais réfléchir à une permanence, une fois, deux fois, trois fois par semaine le cas échéant, de la justice ou de la police pour pouvoir permettre aux profs, aux personnels, de pouvoir se confier", a-t-il assuré. "Je crois qu'il ne faut pas tergiverser, on a trop longtemps tergiversé sur, par exemple, la présence de la police aux abords des établissements scolaires, à l'intérieur des établissements", a-t-il argumenté.
Selon lui, il est "très important que les forces de police et de justice soient au courant de menaces" comme celles dont la jeune professeur d'arts plastiques s'est dite victime avant le drame. "Il ne faut pas que les enseignants hésitent à porter plainte, quelquefois ils hésitent en se disant: +ça va faire pire que mieux+", a-t-il regretté. Interrogé sur d'éventuels manquements de la hiérarchie de l'Education nationale, alors que l'enseignante avait signalé des menaces de viol et de meurtre à son encontre, le ministre a rappelé que ces menaces "émanaient d'une autre classe". "Son inspecteur pédagogique devait la rencontrer dans quelques jours, entretemps, c'est dans une autre classe que l'incident s'est produit", a-t-il commenté.
Gilles de Robien a enfin insisté sur la nécessaire formation des enseignants. " On peut avoir beaucoup de connaissances, les transmettre et ne pas forcément avoir suffisamment d'autorité dans des cas comme celui-là: je crois que ça s'apprend", a-t-il avancé. Pour la FSU, les propositions de Robien ne sont "pas à la hauteur" des difficultés auxquelles sont confrontées les enseignants
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