© INTERNELe tribunal administratif de Grenoble a annulé vendredi les délibérations du conseil d'administration de l'Université Grenoble 2 augmentant les tarifs des prestations pédagogiques pour les étudiants, car ces "délibérations sont entachées d'erreurs de droit". Le tribunal a estimé que les prestations proposées contre un paiement allant de 200 à 900 euros par an "sont multiples et sans lien suffisant entre elles (...) et elles ne peuvent être regardées comme facultatives". Le tribunal a condamné l'université grenobloise à verser 1.000 euros à l'UNEF et à l'association aide juridique étudiante, qui avaient porté l'affaire devant le tribunal administratif, pour les frais de justice. Le recteur de l'académie de Grenoble avait également introduit un recours contre l'Université.
Le conseil d'administration de Grenoble 2 (Pierre Mendès-France) avait pris des délibérations le 25 juin, puis le 7 septembre, assortissant les frais d'inscription de "prestations pédagogiques" facultatives, d'un montant variable selon les niveaux. Ces prestations couvraient par exemple l'accès à certaines bibliothèques, au WiFi, à des polycopiés, à des laboratoires de langues ou à des services d'aide pour les conventions de stage. Le président de Grenoble 2, qui accueille 19.300 étudiants spécialisés dans les sciences humaines et les sciences sociales, Claude Courlet, avait justifié cette décision par la "dégradation constante de la situation financière de l'université, qui porte préjudice à la qualité de notre formation", et annoncé une exonération pour les étudiants boursiers. Un porte-parole de l'UNEF, Romain Vila, s'est félicité de cette victoire mais a estimé qu'il "fallait maintenant se battre pour que l'université obtienne de l'Etat les moyens financiers qui lui manquent".
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