Un lycée d'élite en banlieue

le 01 décembre 2005 à 08h11 , mis à jour le 01 décembre 2005 à 08h15

Le directeur de Sciences-Po Paris propose la création d'un lycée expérimental dans la banlieue parisienne pour lutter contre l'échec scolaire. Richard Descoings révèle qu'il vient d'écrire au président de la région Ile-de-France "pour savoir si cette démarche l'intéresse".

LycéeLa cérémonie a été respectée dans les établissements scolaires (image : LCI).

Le directeur de Sciences-Po Paris, Richard Descoings, propose la création d'un lycée expérimental dans la banlieue parisienne pour lutter contre l'échec scolaire, dans un entretien jeudi au quotidien Aujourd'hui/Le Parisien.

Partisan d'une "union nationale pour les banlieues", Richard Descoings révèle qu'il vient d'écrire au président de la région Ile-de-France, Jean-Paul  Huchon (PS) "pour savoir si (cette) démarche l'intéresse", puisqu'il "finance la  construction des lycées" dans sa région. Le lieu d'implantation de ce lycée n'a  pas été précisé.

"Expérience duplicable"

"Dès septembre 2006, nous pourrions accueillir une première vague de 250 à 300 élèves, uniquement des classes de seconde, puis en 2007, de première et enfin de terminale", indique le directeur de Sciences-Po Paris avant de préciser  qu'il ne veut pas créer "un lycée modèle, mot trop arrogant, mais une expérience duplicable en respectant ce qui existe actuellement".

Richard Descoings a par ailleurs signé mardi la première Convention d'Education prioritaire (CEP) depuis les violences urbaines, avec le lycée  Doisneau des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes. C'est le 34e établissement situé en Zone d'éducation prioritaire (ZEP) à signer un partenariat avec Sciences Po.

D'après AFP

(Image d'archive)

le 01 décembre 2005 à 08:11
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5 Commentaires

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  • Albert, le 01/12/2005 à 14h12

    Des lycées, l'Ile de France en est remplie, des bons, des moyens et des mauvais. L'idée d'en créer de nouveaux, plus ou moins élitistes, est totalement déconnecter de ce qui se passe sur le terrain. Le problème de nos lycée est que par le jeu des options, tous les meilleurs élèves se retrouvent dans les meilleurs lycées...idem pour les profs, qui dès qu'ils le peuvent, se font muter ailleurs que dans les banlieues difficiles. En gros d'un côté les pires profs font fasses aux pires élèves dans les pires lycées qui sont situés dans les pires banlieux ; de l'autre, les bons élèves retrouvent les bons profs dans les bons lycées situés à Versailles, Vincenne, Sceau ou Paris... Alors quel est l'intérêt de créer des nouveaux lycées pour les banlieues ? Eviter aux gens les plus brillants habitants dans les "quartiers" un plus long trajet pour aller bosser ? Un ghetto fait d'élite reste un ghetto et ne rime pas à grand chose.

  • David, le 01/12/2005 à 13h44

    Enfin quelque chose de positif en France!!! L'idee est vraiment bonne et les resultats pourraient etre surprenant. N'oubliez pas que Napoleon Bonaparte venait d'une pauvre famille de Corse. Il a eu une chance tres similaire et il etait l'un des meilleurs etudiants de son ecole militaire. Aujourd'hui, une personne telle que lui ne serait meme pas detecte par l'ensemble de ses professeurs et serait donc un simple travailleur. Cela laisse donc a reflechir sur le systeme de l'education national en France!

  • TITEUF53, le 01/12/2005 à 13h39

    L' idée est peut-être bonne, mais il faudrait commencer plus tôt. En effet je ne vois pas comment des jeunes en echec scolaire depuis la maternelle ( hé oui ! ) pouraient intégrer un lycée d' élite.

  • Sylvain, le 01/12/2005 à 13h16

    Pour Sami, c'est bien de vouloir que tout le monde fasse des études. C'est facile. Tenez, pourquoi pas: "Sciences Po" pour tout le monde, ça vaut bien un "80% de réussite au bac"... Il faut un vrai arsenal de solutions pour tout le monde quelque soit le niveau. Ce n'est pas rendre service aux gens que de vouloir les emmener toujours plus loin. Ca finit par faire des demandeurs d'emploi bardés de diplômes, qui ont gâché des années qui auraient pu être de l'expérience et à qui on ne peut pas donner des emplois de faible niveau, parce que ça ne les motive pas.

  • Sami, le 01/12/2005 à 11h21

    C'est une excellente idée ce projet, meilleur en tout cas que l'apprentissage à 14 ans. Encadrer ces jeunes afin qu'ils obtiennent de meilleurs diplômes, c'est leurs donner les armes pour ce bâtir un meilleur avenir.

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