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Franck Lavier : "Retomber dans l'oubli"
"Il y a eu des tentatives de suicide, des séjours en hôpital psychiatrique, des familles brisées (...). Aujourd'hui, on a tous été réhabilités à la civilisation". Franck Lavier a déclaré qu'il souhaitait rentrer chez lui, enfiler un jean et jouer avec son fils. A la question "allez-vous demander des réparations", cet homme de 33 ans a répondu : "Bien sûr, ils nous le doivent bien".
Sandrine Lavier : "Nous reconstruire avec nos enfants"
"On est enfin soulagés pour tous les six", a déclaré la compagne de Franck Lavier également acquittée jeudi soir. La jeune femme a regretté n'être que six, faisant référence à François Mourmand, mis en examen et qui s'est suicidé en prison. Sa soeur, présente au tribunal, tenait dans ses mains un grand portrait de lui. "J'espère que tout le monde pourra se reconstruire, ensemble et avec ses enfants" a déclaré Sandrine Lavier qui en a elle-même cinq.
Alain Maricaux : "Une justice aujourd'hui humaine"
"J'ai été auxiliaire d'une justice (...) qui aujourd'hui a su être humaine", a déclaré l'ancien huissier de Justice, brisé par ces dernières années. "Exit la prison, on est libres, merci", a-t-il ajouté.
Daniel Legrand : "Défendu bec et ongles" par les avocats de la défense
Le benjamin des six acquittés était visiblement ému à la sortie du tribunal jeudi soir. Il a à son tour pris la parole et déclaré : "On a été défendu becs et ongles par les avocats de la défense" avant d'ajouter "pour nous, c'est une grande délivrance" aujourd'hui.
Abbé Dominique Wiel : "J'attends des excuses"
Le prêtre de 68 ans a rappelé comme les autres qu'il était soulagé mais que, selon lui, tout cela "n'aurait jamais du arriver". "J'attends des excuses de la part des personnes qui nous ont mis en prison, par exemple le juge d'instruction (Fabrice Burgaud, ndlr), le procureur de Boulogne, (Gérald) Lesigne, (Didier) Beauvais, le président de la chambre d'instruction et les 54 magistrats de Douai qui ont eu à connaître ce dossier", a-t-il déclaré sur TF1.
A propos de sa détention, l'abbé a relaté : "Je n'ai pas été celui qui a le plus souffert en prison, parce que j'ai été longtemps à Fleury à l'isolement, donc j'étais protégé des autres. Par contre, quand je suis arrivé à Longuenesse, j'ai compris ce que c'était qu'un pointeur, et comment il était considéré par les autres".
Thierry Dausque : "Ca fait quatre ans que j'attends ce moment-là"
C'est le bonheur" pour cet homme de 33 ans, qui s'inquiète pour l'avenir. "J'espère revoir mon fils comme avant. Je voyais mon fils deux fois par mois".
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