Prison d'Aiton : les évadés courent toujours

le 10 décembre 2005 à 19h00 , mis à jour le 11 décembre 2005 à 21h36

Les barrages de gendarmerie mis en place après l'évasion par hélicoptère de la prison savoyarde ont été levés samedi soir. L'enquête se poursuit pour retrouver les trois évadés et leurs deux complices.

prison Aiton Savoie evasion hélicoptère11/12/2005 © TF1

Après la levée des barrages de gendarmerie, l'enquête se poursuivait dimanche pour tenter de retrouver les trois évadés d'Aiton (Savoie) et leurs deux complices, qui ont contraint le pilote d'un hélicoptère à venir les chercher samedi dans la cour de la prison.

Quelques minutes après l'évasion, le plan Milan avait été déclenché en Savoie, et les plans équivalents (plan Epervier, plan Hibou...) dans les départements limitrophes, mobilisant sans succès jusqu'à 300 gendarmes. Tous les barrages ont été levés dans la soirée.

A bord d'une voiture

"Si ce type de dispositif n'a permis d'attraper personne au bout de quelques heures, cela signifie que les fugitifs sont déjà loin ou bien cachés. C'est l'enquête de fond, à partir de tous les éléments disponibles, qui permettra de les retrouver", a-t-on expliqué à la préfecture de Savoie, sans préciser la nature des éléments déjà à la disposition des enquêteurs.

Samedi, peu après 15H00, trois hommes, tous placés en détention provisoire en attente de jugement dans des affaires criminelles, et tous déjà condamnés auparavant pour d'autres faits, se sont évadés en sautant dans un hélicoptère venu se poser dans la cour pendant leur promenade.

Le pilote de l'appareil, qui avait été braqué quelques minutes plus tôt par deux hommes, a d poursuivre son vol jusqu'à un lieu en pleine campagne près de Grenoble. Les trois évadés et leurs deux complices ont pris la fuite à bord d'une voiture, laissant le pilote repartir avec son hélicoptère.

Pas de filins de sécurité

Hubert Selles, 62 ans, en détention provisoire pour une affaire de vol en bande organisée, avait été libéré en 1992 après avoir purgé une peine de 12 ans de réclusion pour trafic de stupéfiants. Jean-Claude Moretti, 28 ans, prévenu de vol avec arme, et Mohamed Bessame, 29 ans, prévenu d'infraction à la législation sur les stupéfiants, avaient également fait l'objet de condamnations à de la prison ferme.

L'établissement d'Aiton, qui accueille actuellement environ 500 détenus pour 400 places, est un centre pénitentiaire qui comprend une maison d'arrêt et centre de détention. Il n'est pas équipé de filins de sécurité, très coûteux et installés en priorité dans les établissements les plus sensibles, et n'avait encore jamais connu d'évasion par hélicoptère. Le parquet d'Albertville a confié l'enquête à la police judiciaire de Lyon.

(La prison d'Aiton/TF1)

le 10 décembre 2005 à 19:00
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14 Commentaires

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  • Tayna, le 11/12/2005 à 20h37

    Moi je voudrais répondre à Pierre de Paris qui dit qu'il fallait abattre l'hélicoptère. Ce qu'il ne sait pas sait que nous en tant que surveillants nous n'avons pas le droit de tirer sur un hélicoptère car il faut penser que cela provoquerait une explosion sur plusieurs kilomètres à la ronde et cette explosion tuerait des innocents et mieux encore nous n'avons pas le droit de tirer sur le pilote car celui-ci peut avoir été prit en otage comme l'évasion d'hier. Je crois que Pierre ferait mieux de s'informer sur ce que peut et ne peut pas faire un surveillant. Je ne lui souhaite pas un jour de se trouver face à ce genre d'expérience

  • The_Best, le 11/12/2005 à 20h16

    Ca va encore retomber sur qui ? Comme d'habitude, sur les surveillants qui ne font pas leur travail, mais ils y sont pour rien. Venez travailler, une seule journée avec eux pour voir comment cela se passe, et arrêter d'écrire des conneries de tout genre !

  • Jerome, le 11/12/2005 à 18h24

    Les surveillants n'ont pas tirés sur l'hélico car tout simplement il est interdit de le faire.le pilote de l'hélico n'a pas de raisons de mourir. n'est ce pas

  • Tof, le 11/12/2005 à 13h35

    Il est facile de faire des commentaires sur le fait de ne pas avoir stoppé cette évasion , mais personne ne pense au pilote de l'hélico( otage potentiel) ou encore des habitations à proximité si l'appareil est touché

  • Lavoine didier, le 11/12/2005 à 12h54

    Je ne comprend pas pourquoi le pilote de l'hélico n'a pas suivi du ciel la voiture des fuyards ( on peut en faire des choses en hélico ) et de contacter les autorités judiciaire afin de les aider à les intercepter, sur ce coup la il c'est louper il avait l'opportuniter de restreindre la liberté des gars dangereux et de rendre service à la société.

  • Arnaud Dubois, le 11/12/2005 à 12h24

    Pour répondre à Guillaume, Mr Sarkozy n'avait rien à voir avec les questions de libérations conditionnelles qui ont débouché sur des drames comme celui provoqué peut être par Pierrot le Fou. Mais il en avait fait une histoire personnelle car ça suscite l'émotion et la peur chez les français. Il n'avait rien à voir dans la politique de l'éducation nationale sur les ZEP, mais il intervient pour courtiser l'électorat de l'extrême droite. La polygamie n'est non plus une affaire qui le concerne ni personnellement, ni politiquement... A mon avis, la sécurité des prisons c'est aussi la sécurité nationale et il devrait plus s'inquiéter de ces problèmes que de l'histoire de la colonisation qu'il n'a certainement pas appris à l'école. C'est une question de bon sens avant tout.

  • Martoi, le 11/12/2005 à 04h34

    Il faut équiper les prisons françaises de missiles anti-aériens.

  • LuckyLuke@hotmail.fr, le 11/12/2005 à 01h03

    Juste pour rappeler que les prisons dépendent du minstère de la Justice et non de l'Intérieur...

  • Guillaume, le 10/12/2005 à 23h19

    Non, Mister Dubois, le sieur Sarkozy n'a rien à voir avec les gardiens de prison. L'administration pénitentiaire relève du Ministère de la Justice...

  • Pierre, le 10/12/2005 à 22h13

    Y'a-t-il encore des gardiens dans les prisons ? Pourquoi ne pas avoir abattu l'hélicoptère ou au moins le neutraliser avant qu'il ne reparte ? C'est quand même un comble !

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