
Bouledogue français, Labrador, King-charles, Bichon.... La police et les douaniers de Menton ont intercepté, dans la nuit de lundi à mardi, un fourgon dans lequel étaient entassés 143 chiots de diverses races. La découverte a eu lieu lorsque le camion, immatriculé en Hongrie, a fait l'objet d'un simple contrôle routier sur la commune de Beausoleil, entre Menton et Monaco. Policiers et douaniers ont alors alerté la direction départementale des services vétérinaires qui a ordonné la mise en quarantaine des canidés dans un refuge-fourrière près de Nice.
"Les chiots vont bien, leurs conditions de transports étaient bonnes, relate Lionel Parle, directeur départemental des services vétérinaires, contacté par tf1.fr. Ils ont été mis en lieu sûr car nous avons des doutes sur leur origine et leur vaccination". En effet, les certificats de vaccination trouvés auprès du transporteur laissent beaucoup d'incertitudes sur l'âge des animaux et sur la validité de leurs vaccins. " La Hongrie n'étant pas indemne de rage, ces chiots représentent une menace pour la santé publique de notre pays ", précise Lionel Parle. Selon un policier, contacté par tf1.fr, nombre des chiots auraient moins de trois mois, l'âge légal requis pour les transporter ". Certains auraient même à peine quinze jours.
"En six mois, c'est le quatrième camion"
Les deux chauffeurs, de nationalité hongroise, ont été relâchés après avoir écopé d'une amende pour infraction au code rural. Parmi les documents retrouvés dans leur véhicule figure notamment une facture de 15.000 euros pour l'ensemble des chiots, établie par un fournisseur hongrois à l'intention d'un client espagnol. La piste d'un trafic animalier est donc privilégiée, la valeur de revente de chaque chien étant estimée à plusieurs centaines, voire milliers d'euros, selon la police. "En six mois, c'est le quatrième camion que l'on intercepte avec des chiots et parfois des chats transportés illégalement. Tous venaient de Hongrie", précise un douanier de Menton, contacté par tf1.fr. Cette recrudescence serait due à l'approche des fêtes de fin d'année. Les animaux, vendus en Espagne, sont ensuite revendus à des animaleries sur le territoire espagnol mais aussi en France, au Portugal, etc...
L'affaire est remontée mardi au ministère de l'Agriculture qui, après discussion avec son homologue hongrois, décidera de l'avenir des chiens. En l'état actuel des choses, ils devraient faire l'objet d'une procédure de " refoulement " et donc être renvoyés en Hongrie.
Brigitte Bardot écrit à Dominique Bussereau |
Dans un courrier adressé le 22 décembre au ministre de l'Agriculture, Brigitte Bardot, présidente de la Fondation du même nom, juge "inacceptable de renvoyer ces animaux chez les éleveurs hongrois qui pourront revendre, très vite, leur "marchandise"". (...)"Voilà encore un exemple qui doit amener à un changement rapide du statut de l'animal" explique-t-elle. Un chien, un chat ou tout être vivant, sensible, ne peut être considéré comme une paire de godasses qu'on renvoie au fournisseur si elle ne convient pas". (...). "Il est urgent de réglementer strictement le commerce des animaux domestiques" (...) et "instaurer un moratoire immédiat sur l'importation des animaux domestiques sur notre territoire" écrit la défenseuse des animaux qui rappelle l'existence de la proposition de loi du député Lionnel Luca, qui est aussi administrateur de la Fondation, " visant à interdire la vente d'animaux familiers par des grandes surfaces ". |
Photo d'ouverture : quelques-uns des chiots découverts dans le camion contrôlé - DR
Retour MYTF1
Chargement en cours...



