© TF1Un transporteur de fonds a tué vendredi vers midi un homme qui s'était caché dans le faux plafond d'une salle de distributeurs automatiques de billets d'une agence de la BICS des Ulis (Essonne). Selon les premiers éléments de l'enquête, l'homme, qui n'a pas été identifié, n'était pas armé, mais était porteur d'une bombe lacrymogène qu'il n'a pas eu le temps d'utiliser.
Le transporteur de fonds était venu réparer un distributeur de billets en panne depuis la veille et a soudain vu un homme tomber du plafond et commencer à se servir dans les billets de banque, selon une source judiciaire. Le malfaiteur a tenté de neutraliser le transporteur de fonds, qui a tiré deux coups de feu à bout touchant, l'atteignant au thorax au cours de ce qui semble avoir été un corps à corps. Le malfaiteur est décédé sur place et a été transporté au funérarium.
Un transporteur de fonds expérimenté
Très choqué, le transporteur de fonds est un homme "expérimenté d'une quarantaine d'années" selon la société TAS, une filiale du groupe Item's basée aux Lilas (Seine Saint-Denis) spécialisée dans le transport de fonds et la gestion de distributeurs automatiques de billets. "C'est la première fois qu'il utilise son arme, mais pas la première fois qu'il est agressé dans le cadre de son travail", a-t-on également indiqué.
Le malfaiteur était équipé d'un système lui permettant de rester en liaison avec un ou des complices restés à l'extérieur. "Il y a plusieurs équipes qui utilisent cette méthode", a indiqué une source proche de l'enquête. "Ils s'introduisent dans les pièces où se trouvent plusieurs distributeurs attenant à une agence bancaire et se cachent sous les dalles des faux plafonds afin de tomber sur l'équipe qui vient les alimenter ou les réparer", a-t-on expliqué. Selon la même source, ces équipes ne s'arment souvent pas, sinon d'une bombe lacrymogène, les réparateurs qui peuvent leur donner accès aux billets étant rarement armés eux-mêmes. Les enquêteurs ont pris les empreintes de la victime, un homme d'origine maghrébine d'une trentaine d'années plutôt corpulent, et des photos pour tenter de l'identifier. L'enquête a été confiée à l'antenne d'Evry de la police judiciaire de Versailles pour la partie vol et au SRPJ de Versailles pour la partie criminelle.
Photo d'ouverture : archives
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