
Projet de loi sur l'égalité des chances, mesures touchant à l'Education, réforme de l'apprentissage dès 14 ans et bilan de la "bataille pour l'emploi" sont au menu de la sixième conférence de presse mensuelle de Dominique de Villepin jeudi à 11h. Six mois après sa nomination à Matignon, le Premier ministre entend, selon son entourage, profiter de ce rendez-vous pour apporter une réponse sociale à la vague de violences dans les banlieues.
Il sera entouré des ministres de son pôle "social": Jean-Louis Borloo (Emploi), Gilles de Robien (Education nationale), Azouz Begag (Egalité des chances) et Catherine Vautrin (Cohésion sociale). Le chef du gouvernement devrait préciser le contenu du projet de loi sur l'égalité des chances annoncé la semaine dernière qui pourrait être présenté en Conseil des ministres début janvier, pour une adoption par le Parlement au premier trimestre.
Division sur les ZEP
La création d'une Agence de la cohésion sociale et de l'égalité des chances et de préfets à l'égalité des chances devrait constituer le coeur de ce texte avec l'institution d'un "service civil volontaire", visant 30.000 jeunes en 2006 et 50.000 en 2007. L'apprentissage dès 14 ans devrait aussi être inclus dans ce texte. Cette réforme, sur laquelle Dominique de Villepin devrait multiplier explications et garanties, a été vivement critiquée par les syndicats et l'opposition qui y voient une remise en cause de la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans, le patronat restant sur la réserve.
Ces annonces seront faites alors que Nicolas Sarkozy, président de l'UMP, a appelé mercredi, lors d'une convention de son parti sur les injustices, à "déposer le bilan des ZEP", affirmant que la politique des Zones d'éducation prioritaire avait "échoué". Cette prise de position, en contradiction avec les lignes tracées précédemment par le Premier ministre, a été immédiatement critique par le ministre de l'Education, Gilles de Robien.
Nul doute que M. de Villepin commentera également la baisse du chômage qui s'est consolidée en octobre (-0,9%) après six mois consécutifs de décrue. Syndicats et experts soulignent toutefois la fragilité de cette embellie due essentiellement, selon eux, aux contrats subventionnés par l'Etat.
D'après AFP
(Image d'archive)
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