
Il ne pense pas à la présidentielle seulement en se rasant. Si Nicolas Sarkozy s'est présenté dimanche comme un candidat "possible" à la présidentielle de 2007, il a ajouté ne voir "aucun" événement personnel de nature à le faire renoncer à cette ambition... Invité du "Grand rendez-vous" Europe 1-TV5 Monde-Le Parisien/Aujourd'hui en France, le président de l'UMP a insisté sur le fait qu'il n'y avait "pas de candidat obligé" et qu'il appartiendrait aux militants de sa formation de choisir celui qu'ils voudraient soutenir. "J'ai fixé une règle dans ma propre famille politique, ce n'est pas pour m'en affranchir. (...) Les adhérents de l'UMP ont le choix, et il faut qu'il en soit ainsi", a-t-il assuré. "Il faut en finir avec cette image totalement réductrice d'un chef de parti dont le but serait de tuer absolument toute autre concurrence", a-t-il ajouté.
Interrogé alors sur "l'événement personnel" qui pourrait le faire renoncer à sa candidature, il a répondu: "C'est une question très personnelle que je me suis souvent posée et, en cherchant bien, je n'en ai trouvé aucun. Ma détermination est très grande. Ça ne veut pas dire que je serai candidat quoi qu'il arrive, parce que j'ai une responsabilité vis-à-vis de ma famille politique. (...) Je sens en moi cette force, cette volonté", a-t-il résumé.
"L'UMP a fixé une règle et un calendrier"
En réponse à une question, le ministre de l'Intérieur, qui quittera la Place Beauvau en janvier 2007 s'il se présente à la présidentielle, a jugé que Dominique de Villepin devrait quitter Matignon si c'est lui qui était candidat. "Je ne peux pas imaginer qu'il y ait une règle qui s'impose à moi et à personne d'autre. L'UMP a fixé une règle et un calendrier : le choix du candidat, janvier 2007. Et on ne sait pas si ce sera moi. Mais il va de soi que celui ou celle qui serait désigné comme candidat devrait se consacrer à cette tâche pleinement et complètement", a-t-il expliqué. "Ce n'est pas à moi de dire au Premier ministre ce qu'il a à faire", a-t-il toutefois insisté, ajoutant : "Si le mouvement politique qui est le mien devait me désigner, me soutenir pour un projet présidentiel, il va de soi que je ne pourrai pas à la fois être toute la journée en campagne pendant les mois de février, mars, avril, mai, et en même temps ministre de l'Intérieur."
S'agissant de ses propositions de réforme de la Constitution, Nicolas Sarkozy les a liées au quinquennat qui "a changé plus profondément qu'on ne l'imagine la pratique de nos institutions". Il s'est cependant déclaré attaché au "respect des institutions de la Ve République". "Je ne suis pas de ceux qui demandent un nouveau numéro", a-t-il dit.
Alors que l'UMP compte ainsi un candidat quasi-déclaré, Nicolas Sarkozy, et un probable, Dominique de Villepin, la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, invitée ce même dimanche sur le plateau du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, n'a pas exclu pour sa part de faire elle aussi acte de candidature. "Aujourd'hui rien n'est certain, rien n'est exclu et ce n'est pas ma préoccupation quotidienne. Quand je me maquille le matin, je pense d'abord à ce que je vais faire pour la Défense et pour la France dans la journée. C'est un problème qui se posera au début de l'année 2007."
Photo d'ouverture : Nicolas Sarkozy - archives
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