Accident de Thionville : l'un des suspects remis en liberté

le 12 janvier 2006 à 18h56 , mis à jour le 12 janvier 2006 à 21h37

L'un des deux suspects de l'accident de Thionville au cours duquel Lola, 11 ans, avait trouvé la mort le 16 décembre, devait être remis en liberté jeudi soir. La justice a annulé la procédure pour vice de forme.

accident moselle thionville © DR

L'un des deux suspects de l'accident de Thionville (Moselle) au cours duquel Lola, 11 ans, avait trouvé la mort le 16 décembre, devait être remis en liberté jeudi soir, la justice ayant annulé la procédure à son encontre.

Le prévenu, un jeune homme de 17 ans, interpellé peu après l'accident, causé par une ambulance volée, avait été mis en examen pour "non assistance à personne en danger" et placé en détention provisoire. Sa mise en liberté découle de la décision de la chambre de l'instruction de la cour d'appel à Metz, qui a reconnu, jeudi, la validité d'une requête en nullité de procédure formée par son avocate. Les juges ont retenu l'argument de Me Catherine Le Menn-Meyer, selon lequel les droits de son client n'ont pas été respectés à la suite de son interpellation, ce qui entraîne la nullité de sa mise en examen et de son incarcération.

"Scandalisée"

Le jeune homme se trouvait le soir du drame en compagnie du responsable présumé de l'accident, un garçon de 18 ans soupçonné d'avoir volé une ambulance des pompiers le 16 décembre en fin d'après-midi, alors qu'il était ivre, et d'avoir percuté peu après un groupe de quatre fillettes qui marchaient sur un passage protégé d'une rue de Thionville. L'une d'elle, Lola, 11 ans, a succombé à ses blessures le lendemain à l'hôpital de Nancy. Les autres victimes, trois jeunes soeurs, avaient été grièvement blessées dans le choc.

Présente jeudi au palais de justice de Metz la mère de Lola, Annick Pracek, s'est dite "scandalisée" par la décision de la chambre de l'instruction. Ses avocats ont indiqué à la presse qu'ils demandaient au procureur que le prévenu soit rapidement entendu afin d'être à nouveau mis en examen "car il avait, dès sa première audition, indiqué qu'il n'avait pas porté secours au victimes".

Le conducteur de l'ambulance s'était enfui puis avait été arrêté le lendemain à Arlon (sud-est de la Belgique), où il est toujours incarcéré. Il a fait appel d'une décision de la justice belge autorisant son extradition vers la France. Son cas doit être à nouveau examiné lundi prochain par la chambre des mises en accusation de Liège.

(Image d'archives/Les lieux de l'accident/DR)

le 12 janvier 2006 à 18:56
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

2 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Yann, le 12/01/2006 à 19h10

    Visiblement, le procès-verbal d'interpellation et de saisine n'a pas été affecté par la nullité. Le parquet peut donc reprendre la procédure

  • Koch, le 12/01/2006 à 19h07

    La justice protège les coupables, pas les victimes.

Lire tous les commentaires

      logAudience