© TF1 GoodiesUn soulagement pour Johnny Hallyday et la fin d'une affaire judicaire aux multiples rebondissements commencée en avril 2002. Le juge d'instruction niçois Philippe Dorcet "a rendu une ordonnance de non-lieu", dans la procédure lancée à l'encontre du chanteur accusé de viol, a indiqué le procureur de la République de Nice, Eric de Montgolfier.
Le magistrat instructeur a suivi les réquisitions du procureur en faveur d'un non-lieu prises la semaine dernière, estimant qu'il n'y avait pas matière à poursuite. "Rien n'est en état d'être prouvé", avait alors expliqué Eric de Montgolfier, estimant "qu'à l'issue de la procédure, il n'existe pas d'élément permettant de renvoyer M. Smet (vrai nom du chanteur, ndlr) devant la cour d'assises ou devant le tribunal correctionnel". L'avocat de Johnny Hallyday, Me Gilles Portejoie, a dit ne pas être surpris par la décision du juge d'instruction."On s'y attendait après les réquisitions du procureur. C'est un vrai soulagement, une vraie satisfaction de voir que ce non-lieu a été rendu rapidement", a déclaré l'avocat.
Un feuilleton judicaire à rebondissements
L'accusatrice, Marie-Christine Vo, conserve cependant la possibilité de faire appel du non-lieu, a-t-on indiqué de source judiciaire. Le 3 mars 2003, le parquet de Nice avait ouvert une information judiciaire contre X pour "viol, menaces sous conditions et appels téléphoniques malveillants" à la suite de la plainte de Marie-Christine Vo. Celle-ci accusait le chanteur de l'avoir violée sur un yacht à Cannes en avril 2001. Elle avait porté plainte en avril 2002. Dans ce dossier, Johnny Hallyday n'avait pas été mis en examen mais entendu en tant que témoin assisté.
La procédure suivie de très près par les médias avait fait l'objet de nombreux rebondissements. Après l'ouverture de l'information judiciaire, les marins présents à bord du yacht avaient été entendus, ainsi que l'épouse du chanteur, Laetitia Hallyday. Le feuilleton judiciaire s'était corsé avec l'ouverture d'une autre procédure à l'intérieur de la procédure avec l'affaire des certificats médicaux antidatés. Marie-Christine Vo ayant avoué cette manœuvre, l'avocat de Johnny Hallyday avait déposé plainte pour "faux et usage de faux" à l'encontre de l'ancienne hôtesse ainsi que de deux médecins. La plainte avait conduit à la mise en examen fin 2004 de Mlle Vo.
Par ailleurs, deux marins considérés comme des témoins clés ont été mis en examen pour faux témoignage au printemps 2005, un rebondissement qui avait à l'époque fragilisé la défense du chanteur. Pour l'avocat de Mlle Vo, cette mise en cause des marins constituait "la preuve qu'il y avait quelque chose à cacher", tandis que l'avocat de Johnny n'y voyait lui qu'une "procédure purement technique".
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