© INTERNETrois militaires à skis, qui évoluaient sur le vallon d'Ane, à environ 2.000 mètres d'altitude, dans le massif du Dévoluy (Hautes-Alpes), sont morts mardi, à la mi-journée, emportés par une avalanche. Un autre skieur, blessé, a été hospitalisé à Gap. Les victimes faisaient partie d'une cordée de sept militaires en entraînement qui pratiquaient la randonnée à skis au-dessus de la commune de Saint-Etienne-en-Dévoluy (Hautes-Alpes). Des hélicoptères basés à l'Alpe d'Huez (Isère), au Versoud (Isère) et à Briançon (Hautes-Alpes), avec une vingtaine de personnels de secours, médecins et gendarmes des pelotons de gendarmerie des Hautes-Alpes et de l'Isère, ont été envoyés sur place.
Selon un gendarme secouriste, l'accident s'est produit dans un cirque large de 700 mètres où le vent avait provoqué de grosses accumulations de neige. Le chef du groupe a pu traverser le cirque sans encombre, mais c'est lorsque plusieurs militaires se sont engagés les uns derrière les autres, respectant une distance de 200 mètres entre eux, que la plaque de neige d'une profondeur de 1,5 mètre s'est cassée. L'alerte a aussitôt été donnée et les hélicoptères des secours sont arrivés 27 minutes plus tard. Les militaires étaient tous munis d'ARVA (Appareils radios émetteurs-récepteurs).
Le maire de Saint-Etienne-en-Dévoluy, Jean-Marie Bernard, a dénoncé au micro de la radio Alpes 1 l'attitude de l'armée : "Tous les jours, je constate que les médias mettent en garde les gens sur les risques d'avalanches. Et tous les jours je constate que des touristes, et là des militaires, prennent des risques". "Quand on a connu de grosses chutes de neige avec du vent, on ne doit pas aller en montagne pendant 48 heures. Ce qui est vrai pour les civils doit être vrai pour les militaires", a-t-il ajouté. Mardi soir, une chapelle ardente a été installée dans l'enceinte du quatrième régiment de chasseurs de Gap. Une enquête de gendarmerie a été ouverte pour déterminer les causes exactes l'accident.
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