Bandes à Vauréal : jusqu'à 13 ans requis

le 26 janvier 2006 à 14h58 , mis à jour le 26 janvier 2006 à 15h11

Des peines d'emprisonnement allant jusqu'à 13 ans ont été requises jeudi par l'avocat général dans l'affaire de la guerre des bandes dans le Val d'Oise. En décembre 2002, un mineur de Jouy-le-Moutier était décédé à la suite d'un lynchage par une bande de jeunes de Vauréal.

fait divers policiers (étiquette vignette) © INTERNE

Des peines allant jusqu'à 13 ans de prison et un acquittement ont été requis jeudi devant les assises du Val d'Oise lors du procès à huis clos de dix jeunes accusés d'avoir lynché un autre jeune pendant un règlement de compte entre bandes. L'avocat général Didier Peyrat a demandé l'acquittement d'un des accusés, estimant qu'il n'avait été qu'un "observateur passif" du lynchage du jeune Aviano, 17 ans, le 21 décembre 2002 à Vauréal dans le Val d'Oise

A l'encontre de ceux accusés d'avoir porté les coups mortels, Didier Peyrat a requis des peines de 13 ans de réclusion criminelle contre quatre jeunes majeurs au moment des faits, et jusqu'à 8 ans d'emprisonnement contre trois qui étaient mineurs. Concernant deux personnes accusées de complicité, l'avocat général a demandé 11 et 12 ans de réclusion criminelle. Aujourd'hui âgés de 19 à 26 ans, les dix accusés sont poursuivis pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, en réunion, avec préméditation et usage ou menace d'une arme", un crime passible de 20 ans de réclusion criminelle, 10 ans pour ceux qui étaient mineurs le soir du lynchage.

Banlieues sous surveillance

Les faits pour lesquels ils comparaissent s'inscrivent dans un contexte de rivalité qui opposait au début des années 2000 des bandes de deux communes voisines du Val d'Oise, Vauréal et Jouy-le-Moutier. Le 21 décembre 2002, après un énième affrontement entre des groupes à Vauréal, Aviano, originaire de Jouy-le-Moutier, est repéré, seul, par un des accusés, lui de Vauréal, qui appelle aussitôt du renfort. Aviano est encerclé et passé à tabac, avant d'être déshabillé et abandonné sans vie dans la rue. L'ouverture du procès, le 16 janvier, avait été marquée par un réveil des anciennes querelles, de nombreux jeunes venus soutenir les accusés s'invectivant dans la salle des pas perdus. Cinq personnes avaient été interpellées.

Un dispositif de sécurité "renforcé" sera mis en place vendredi au palais de justice de Pontoise pour éviter d'éventuels débordements lors du prononcé en public du verdict, attendu en fin d'après-midi, selon une source policière. Le secteur de Vauréal et de Jouy-le-Moutier fait par ailleurs l'objet depuis le début du procès d'une vigilance particulière des forces de l'ordre, selon la gendarmerie, qui a précisé qu'aucun incident n'avait encore été signalé.

le 26 janvier 2006 à 14:58
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2 Commentaires

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  • lalude38, le 31/01/2010 à 11h00

    Quel vocabulaire utiliser ??? ce ne sont pas des séniors ou quadragénaire qui sont impliqués dans cette affaire !!!

  • Mensonge, le 26/01/2006 à 15h29

    Encore un article qui utilise ce vocabulaire charmant, des "jeunes", ben voyons ... cette dictature du politiquement correct, ça va très mal finir.

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