Souhaitant réaffirmer son autorité après une année 2005 difficile, Jacques Chirac a dressé ce matin devant l'équipe Villepin sa feuille de route pour 2006. Il a rappelé, lors des voeux au gouvernement, que "les échéances viendront à leur heure" et souligné que "l'expression des ambitions, qui sont parfaitement légitimes en démocratie, doit venir elle aussi à son heure". Une adresse directe aux deux rivaux que sont devenus Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin. Il a tenu à rappeler aux ministres qu'"aujourd'hui, notre honneur, notre exigence, c'est de redoubler d'efforts au service du pays" et d'être "solidaires et rassemblés dans l'action". "Nos concitoyens attendent cela de nous : gouverner, agir, répondre à leurs difficultés et à leurs aspirations et le faire dans la cohésion et l'unité", a-t-il ajouté.
Jacques Chirac a fixé comme "feuille de route" au gouvernement l'approfondissement mais aussi l'accélération de l'action en 2006", en particulier sur le front de l'emploi et de la politique industrielle. Il a cité l'emploi "avec notamment l'engagement de la réforme du financement de notre système de protection sociale pour le rendre plus favorable à l'embauche en France" et la politique industrielle "avec la priorité donnée à l'énergie et au numérique".
Fidélité à Chirac
Sur un chantier qui lui est cher, la sécurité routière, le chef de l'Etat a annoncé que le nombre de tués sur les routes "devrait être très certainement inférieur à 5.000 en 2005". La lutte contre l'insécurité routière constitue l'un des "trois chantiers" de son quinquennat avec la lutte contre le cancer et l'action en faveur des handicapés. Le chef de l'Etat a invité le gouvernement à redoubler d'efforts dans ces trois domaines.
De son côté, Dominique de Villepin a réaffirmé sa "fidélité" ainsi que celle de "tous les membres du gouvernement" à l'égard de Jacques Chirac. Le chef du gouvernement a aussi souligné la "fidélité institutionnelle, dans l'esprit et dans la lettre de la Constitution de la Ve République".
Jacques Chirac avait donné tôt mardi matin le coup d'envoi des traditionnelles cérémonies d'échanges de voeux à l'Elysée avec le Salut au Drapeau dans la cour d'honneur. Pour son premier acte officiel de l'annnée, le chef de l'Etat a passé en revue un détachement d'honneur de la Garde républicaine, salué le drapeau tricolore et écouté la Marseillaise. Un peu plus tôt, comme tous les ans, les ministres étaient réunis chez le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, pour un petit-déjeuner place Beauvau. "L'ambiance y a été très conviviale", aux dires de certains participants.







