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Clemenceau : dialogue de sourds entre Paris et Le Caire


le 14 janvier 2006 à 18h21 , mis à jour le 14 janvier 2006 à 18h21.
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3min
clemenceau porte-avions amiante

Crédits : INTERNE

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SociétéLes autorités égyptiennes réclament un document assurant que le Clemenceau est en conformité avec la Convention de Bâle sur le transport de déchets dangereux avant d'autoriser le transit de l'ex-porte-avions. La France assure avoir fourni tous les documents indiquant que le navire ne relève pas de cette convention.

Le Clemenceau est toujours en attente de traverser le Canal de Suez, et les discussions se poursuivent entre Paris et Le Caire. Le ministère de l'Environnement égyptien a affirmé samedi ne pouvoir laisser passer le porte-avions français sans avoir obtenu les documents requis par la convention de Bâle sur le transport des déchets dangereux. "Conformément au droit international, l'Egypte ne peut interdire à un quelconque bâtiment de traverser le Canal de Suez, mais conformément également au droit international, le transit par le Canal dans les cas des bâtiments qui pourraient représenter un danger pour l'environnement et pour l'homme requiert des documents spécifiques qui doivent être fournis aux autorités égyptiennes", ajoute le communiqué diffusé par l'agence égyptienne Mena. "Parmi les documents requis figurent une attestation du port d'embarquement du navire et du premier port où il doit arriver ainsi que du port qui constitue sa destination finale", indique le communiqué.

L'Egypte avait exigé une attestation de la France et de l'Inde que le Clemenceau, désarmé en 1997, ne transporte pas de déchets dangereux, alors qu'il doit être désamianté et démantelé dans un port indien. Selon le ministère français de la Défense, Paris a fourni tous les documents réclamés par l'Egypte pour permettre au porte-avions de transiter par le Canal de Suez et attend une réponse des Egyptiens. "Nous avons apporté les documents demandés, notamment celui de l'accord donné par le port indien dans le Gujarat pour recevoir le Clemenceau, et nous attendons la réponse définitive de l'Egypte", a déclaré Jean-François Bureau, porte-parole du ministère. "La France a également fourni les documents qui attestent que l'Etat est toujours propriétaire du navire, désarmé en 1997, ce qui confirme qu'à ce titre, il ne relève pas de la Convention de Bâle" sur les déchets dangereux, a-t-il ajouté.

Les écologistes réclament toujours le retour du Clemenceau

Parti le 31 décembre de France, le Clemenceau doit arriver dans deux mois en Inde pour être désamianté et démantelé sur le chantier Shree Ram Scrap Vessel à Alang dans l'Etat du Gujarat. Le navire français poursuit sa route dans l'attente d'une décision finale de la Cour suprême indienne, alors que Greenpeace et l'organisation Ban Asbestos (Eliminer l'amiante) réclament le retour immédiat du navire en France.

Les organisations dénoncent le coût humain des travaux réalisés dans des chantiers mal préparés aux risques pour la santé des opérations de désamiantage. Le canal de Suez, inauguré en 1869 et nationalisé en 1956, est un canal long de 163 km qui relie Port-Saïd, port égyptien donnant sur la Méditerranée, et Suez qui donne sur la mer Rouge. Il permet aux navires d'aller d'Europe en Asie sans devoir contourner l'Afrique par le cap de Bonne-Espérance.

(Image d'archive)

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