© INTERNEPassera, passera pas ? L'Autorité "n'empêche aucun navire de traverser le Canal mais ceux transportant des débris de métal doivent répondre aux conditions de respect de l'environnement agréées au plan international, dont l'accord du port d'où le navire a débarqué et du premier port où il doit arriver", selon une source autorisée de l'autorité du canal de Suez citée par l'agence égyptienne MENA. Cependant, l'Autorité attend "les certificats prouvant que la charge répond aux normes de respect de l'environnement nécessaires pour traverser le canal", poursuit l'agence.
Le ministère français de la Défense avait lui-même assuré jeudi soir n'avoir reçu aucune notification d'interdiction. "On nous demande des compléments d'information techniques, nous sommes en train d'apporter les précisions requises", avait déclaré Jean-François Bureau, porte-parole du ministère. Mercredi soir, pourtant, le directeur de l'Agence égyptienne pour l'environnement, Mohammed Sayyed Khalil, avait indiqué que l'Egypte avait "décidé d'interdire au Clemenceau de pénétrer dans les eaux territoriales égyptiennes (...) dans l'attente d'un document attestant qu'il ne transporte pas des déchets dangereux", aux termes de la convention de Bâle.
L'Inde doit prendre une décision
Parti le 31 décembre de France, le Clemenceau doit arriver dans deux mois en Inde pour être désamianté et démantelé sur le chantier Shree Ram Scrap Vessel à Alang dans l'Etat du Gujarat. Le navire français poursuit sa route dans l'attente d'une décision finale de la Cour suprême indienne, alors que Greenpeace et l'organisation Ban Asbestos (Eliminer l'amiante) réclament le retour immédiat du navire en France.
Les organisations dénoncent le coût humain des travaux réalisés dans des chantiers mal préparés aux risques pour la santé des opérations de désamiantage. Le canal de Suez, inauguré en 1869 et nationalisé en 1956, est un canal long de 163 km qui relie Port-Saïd, port égyptien donnant sur la Méditerranée, et Suez qui donne sur la mer Rouge. Il permet aux navires d'aller d'Europe en Asie sans devoir contourner l'Afrique par le cap de Bonne-Espérance. Les deux militants de Greenpeace, qui avaient fait irruption par surprise jeudi matin sur le porte-avions français Clemenceau pour dénoncer les condition de son démantèlement en Inde, ont quitté "volontairement" le navire vendredi.
(Image d'archive)
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