La direction sortante de la LCR reconduite

le 22 janvier 2006 à 13h38 , mis à jour le 22 janvier 2006 à 13h55

Le 16e congrès de la LCR s'est terminé par la reconduction de la direction sortante d'Alain Krivine et Olivier Besancenot. Cette dernière s'est "engagée" à poursuivre les efforts pour parvenir à une candidature unitaire antilibérale à gauche du PS pour 2007. Mais dans le même temps, la LCR va commencer sa campagne de collecte des parrainages.

[Expiré] [Expiré] krivine Besancenot AFP congrès janvier 2006 © AFP

La LCR a, lors de son 16e Congrès, reporté à juin le choix de son candidat pour 2007, comme le voulait la direction sortante, qui a dû affronter une solide opposition favorable à une candidature unitaire de la gauche antilibérale. A l'issue de trois jours d'âpres débats dont un à huis clos, du 19 au 21  janvier à La Plaine-Saint-Denis, la direction de la Ligue Communiste Révolutionnaire, emmenée par Alain Krivine et Olivier Besancenot, a fini par  obtenir, tard samedi soir, une courte majorité en faveur de sa thèse, qui se résume à ne rien décider officiellement sur les échéances de 2007 avant juin. "Le Congrès a décidé de la tenue d'une Conférence nationale" de la LCR en  juin pour "trancher" la question de la candidature, a indiqué Alain  Krivine. La direction sortante, qui penche pour une candidature LCR, reporte ainsi l'annonce de sa décision après celle du PCF, prévue en mars, et des Verts,  attendue en mai.

"L'unité doit se faire sur un contenu"

D'ici là, l'organisation trotskiste ne restera pas l'arme aux pieds : elle va commencer sa campagne de collecte des parrainages nécessaires à son champion,  qui serait à coup sûr Olivier Besancenot, son populaire leader. Une "garantie" pour ne pas être pris de court, selon Alain Krivine. Tout en affirmant que les "conditions" pour une candidature unitaire de  toutes les forces de gauche qui ont dit non à la Constitution européenne "ne sont pas réunies", la direction s'est engagée à poursuivre la bataille pour les rassembler. Elle a réussi à imposer sa ligne à une courte majorité : 136 délégués sur les  quelque 280 l'ont approuvée, 123 s'y sont opposés.

Pour Christian Picquet, chef de file des opposants, "la pression exercée par  les militants" au cours du Congrès, a eu un "impact positif". Elle a forcé la  direction à "infléchir sa position en prenant l'engagement" de ne pas délaisser la bataille unitaire et "répondre aux espoirs soulevés par le non au référendum", a-t-il dit. "Celui qui prendra le risque de tuer l'espoir né avec la victoire du non le 29 mai, celui-là le paiera politiquement très cher", prévient M. Picquet. Mais, pour Olivier Besancenot, l'unité doit se faire sur un "contenu", or des "divergences politiques" opposent la Ligue à des Collectifs du 29 mai où  "certains ont traité de délinquants" les jeunes des banlieues, alors que pour la LCR, ce sont les questions sociales qui étaient à la base de la crise. M. Krivine se dit "sans illusion" sur les chances d'un candidat unique, compte tenu notamment de la stratégie du PCF qui, selon lui, "présentera" sa secrétaire nationale Marie-George Buffet sous peine d'explosion.

Rejet du sommet de la gauche


Le PCF a accepté de participer au sommet unitaire de la gauche avec le Parti  socialiste le 8 février à Paris. En revanche, toutes tendances confondues, le Congrès de la LCR a rejeté à une large majorité (229 voix), la participation à ce sommet qui, selon lui,  jette les bases d'un contrat de gouvernement avec les "sociaux libéraux" du PS. "Nous n'avons pas participé à la gauche plurielle numéro un, nous ne  participerons pas à la gauche plurielle numéro deux", a martelé Olivier Besancenot. La direction sort amoindrie de ce Congrès: pour la première fois, elle n'a  pas obtenu la majorité absolue des voix (48,57%, en baisse de 9 points par  rapport au Congrès de novembre 2003). Sa nouvelle direction, constituée à la proportionnelle, comprendra, outre la majorité, les leaders des quatre tendances  minoritaires.

Le PCF a accepté de participer au sommet unitaire de la gauche avec le Parti  socialiste le 8 février à Paris. En revanche, toutes tendances confondues, le Congrès de la LCR a rejeté à une large majorité (229 voix), la participation à ce sommet qui, selon lui,  jette les bases d'un contrat de gouvernement avec les "sociaux libéraux" du PS. "Nous n'avons pas participé à la gauche plurielle numéro un, nous ne  participerons pas à la gauche plurielle numéro deux", a martelé Olivier Besancenot. La direction sort amoindrie de ce Congrès: pour la première fois, elle n'a  pas obtenu la majorité absolue des voix (48,57%, en baisse de 9 points par  rapport au Congrès de novembre 2003). Sa nouvelle direction, constituée à la proportionnelle, comprendra, outre la majorité, les leaders des quatre tendances  minoritaires.


Photo : Alain Krinvine et Olivier Besancenot (afp)

le 22 janvier 2006 à 13:38
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