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Ecole : Robien maintient la possibilité de "permanences policières"


le 08 janvier 2006 à 20h18
Temps de lecture
4min
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SociétéInvité du grand jury Le Figaro-RTL-LCI, le ministre de l'Education nationale s'est de nouveau dit favorable à des "permanences police-justice" dans les écoles. Mais, a-t-il précisé ce dimanche, seuls seraient concernés les établissements scolaires "qui le demandent".

Le ministre de l'Education nationale Gilles de Robien a précisé dimanche que seuls les établissements scolaires "qui le demandent" bénéficieraient d'une possible présence de policiers en civil plusieurs fois par semaine. "Il n'y a pas de honte à ce que les services publics travaillent ensemble et dans des lieux communs", a déclaré le ministre, interrogé au grand jury Le Figaro-RTL-LCI. "L'essentiel, c'est que l'acte éducatif puisse avoir lieu", a-t-il ajouté.

Fin décembre, au lendemain de l'agression au couteau d'une enseignante par un de ses élèves en plein cours, à Etampes, le ministre avait annoncé qu'il envisageait d'installer à l'intérieur des établissements des "permanences police-justice" pour que les enseignants et personnels puissent "se confier". "Je suis très favorable à ce qu'il y ait des permanences", a-t-il assuré, "à condition que le chef d'établissement, que le conseil d'administration soient d'accord", a-t-il précisé dimanche. "Il n'est pas anormal que, devant une priorité qui doit être éducative, on fasse tout ce qu'il faut avec les services publics de l'Etat pour que la transmission du savoir puisse avoir lieu", a-t-il expliqué, ajoutant que "le prix de cette sérénité" peut passer par "une fois, deux fois, trois fois par semaine, la présence d'un policier en civil qui tienne une permanence dans un bureau pour que les professeurs puissent davantage confier leurs craintes, et le cas échéant leurs soupçons". "Les antennes de police" seront "à coup sûr" dans les établissements, a-t-il insisté, mais "évidemment, avec l'accord des équipes éducatives".

Agression d'Etampes : "pas de faute grave" du lycée

Interrogé sur la manière de ramener vers l'Ecole les jeunes en échec scolaire grave ou en rupture, il a estimé que "rien ne serait pire que de faire une grande loi de plus". "C'est en diversifiant l'offre d'éducation qu'on arrivera à intéresser le plus possible de jeunes à s'instruire", a-t-il argumenté, citant l'acquisition du socle commun de connaissances et compétences à maîtriser enfin de 3e, comme "une des réponses à l'absentéisme et la violence".

Concernant par ailleurs l'agression d'Etampes, Gilles de Robien a affirmé que le lycée n'avait commis aucune faute. "A priori, selon les éléments qui sont à ma disposition aujourd'hui, il n'y a pas de fautes caractérisées qui puissent laisser entendre que cette faute caractérisée serait à l'origine du drame qu'a connu Mme Montet-Toutain (l'enseignante agressée). Non, il n'y a a pas de faute grave relevée dans cet établissement", a-t-il insisté. Alors qu'on lui opposait que cette enseignante de 27 ans avait envoyé des courriels à son inspectrice pédagogique pour signaler des problèmes de violence à son encontre, le ministre a répondu que, si elle avait bien fait "deux signalements", elle avait aussi demandé "semble-t-il, qu'il n'y soit pas donné de suite, c'est-à-dire de sanctions".

Robien veut donner un nouveau souffle aux PEGC

"Je crois qu'on pourrait donner aux élèves enseignants, et donc aux enseignants, peut-être plus d'une matière à enseigner. C'est la bivalence", a également lancé dimanche soir le ministre de l'Education nationale sur le plateau du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. Selon lui, "la bivalence est une des voies qui permettraient d'optimiser l'Education nationale". Rappelons que la bivalence existe depuis les années 80 dans les collèges avec les PEGC (professeurs d'enseignement général de collège), qui pouvaient enseigner, par exemple, à la fois le français et l'histoire-géographie. La mode en est passée au cours des années 90 et beaucoup de PEGC ont dû alors choisir une seule matière à enseigner. Mais ils sont encore aujourd'hui 20.000 dans les collèges.

Photo d'ouverture : Gilles de Robien, dimanche, interrogé au grand jury Le Figaro-RTL-LCI - DR

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