Une famille recherchée, l'hypothèse de la fuite privilégiée

le 11 janvier 2006 à 16h02 , mis à jour le 11 janvier 2006 à 22h05

Un couple de Loire-Atlantique et leurs trois enfants partis des Alpes-Maritimes n'ont plus donné de nouvelles depuis leur départ sur un voilier début novembre. La famille fait l'objet d'un avis de recherche international, la gendarmerie privilégie l'hypothèse de la fuite.

[Expiré] [Expiré] famille disparition © AFP/Franck Perry

La famille a été aperçue pour la dernière fois début novembre alors qu'elle embarquait à bord de son voilier de 12 mètres à Juan-les-Pins, dans les Alpes-Maritimes. Depuis, aucune nouvelle d'Olivier Ferec, employé municipal à Nantes, de sa femme Ghislaine, éleveuse d'agneaux et de leurs trois enfants âgés de 12 à 16 ans, scolarisés à leur domicile. Ce sont les collègues du mari qui ont donné l'alerte deux mois plus tard, le 29 décembre.

Cette famille originaire de Loire-Atlantique fait l'objet d'un avis de recherche international. D'abord lancée pour "disparition inquiétante", l'enquête s'oriente désormais vers une "disparition simple". "Nous sommes entre la liberté de circuler des personnes et l'assistance à personne en danger", a déclaré mardi soir le capitaine Bertrand Depierre. Aucune plainte n'a été déposée contre le couple qui semble selon la gendarmerie s'être "organisé pour fuir et vivre une nouvelle vie". La piste s'orienterait vers l'Indonésie.

Le couple était installé depuis un an environ à Guenrouet, une commune où Ghislaine Ferec avait créé son entreprise agricole, avant de vendre ses animaux fin octobre. Le mari a créé en 2004 une société de "location d'autres biens immobiliers", la "SCI An Oan Kel Tiek Ti". Depuis leur départ, leur domicile a été à plusieurs reprises saccagé. Lors de ses recherches, la gendarmerie n'a découvert aucune trace de sang à l'intérieur. Le couple avait contracté des dettes importantes, environ 200.000 euros, selon les premières investigations de la gendarmerie.

(Le domicile des Ferec, le 10 janvier 2006, à Guenrouet/AFP/Frank PERRY)

le 11 janvier 2006 à 16:02
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4 Commentaires

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  • Mamoune, le 11/01/2006 à 17h27

    2 mois avant que quelqu'un se préoccupe de ces personnes.... et comment ont-ils pu contracter pour 200 000 €uros de dettes... lui avec un salaire d'employé municipal soit guère plus que le SMIC et elle comme éleveuse d'ovins... les banques seraient -elles si généreuses et imprévoyantes... mystère !!!

  • Vastre, le 11/01/2006 à 17h08

    Ainsi que le dit Mojorisin, celà ressemble étrangement à l'affaire Godard. Le banquier qui a prêté 200000 euros à un employé municipal et à une éleveuse d'agneaux a sans doute pris des garanties pour un montant équivalent. Il n'y a donc aucun problème à laisser cette famille quérir une nationalité étrangère en Afrique ou Amérique du Sud. Chacun est libre de vivre où il veut.

  • Marc, le 11/01/2006 à 16h59

    Il va y en avoir des voiliers en balade avec le Crash immobilier et le surendettement !

  • Mojorisin, le 11/01/2006 à 16h27

    Serait-ce un remake "plus heureux" (?) de la sombre affaire du docteur Godard???

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