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"Gare de Saint-Raphael, dimanche, 06h52" : le film des événements


le 04 janvier 2006 à 20h09
Temps de lecture
4min
Gare les Arcs
À lire aussi
SociétéDu réveillon de samedi avec des premiers troubles à la réaction de Jacques Chirac mardi, retrouvez la chronologie de l'affaire du pillage du train Nice-Lyon.

SAMEDI 31 DECEMBRE
- 21H00: la préfecture des Alpes-Maritimes est prévenue par le commissariat de Fréjus/Saint-Raphaël de l'arrivée à Nice d'un train avec des "jeunes passablement excités" à bord.
- 23H25: neuf jeunes gens, arrêtés, sont placés en garde à vue pour des dégradations, en l'occurrence des vitres cassées dans un wagon.
- 00H10: 13 jeunes sont interpellés après avoir incendié des sièges.


DIMANCHE 1er JANVIER
- 06H00: le TER 17430 quitte Nice avec 600 personnes à bord. Une équipe de surveillance de la SNCF de trois personnes et un chien est présente en raison "de la présomption de présence de perturbateurs à bord", selon la SNCF. Peu avant, un groupe d'une centaine de jeunes éméchés a été raccompagné par la police à la gare de Nice par des forces de l'ordre pour être mis dans ce train, a indiqué la police à l'AFP.

06H52: le train quitte Saint-Raphaël. Aucun "incident notable" n'étant signalé, selon la SNCF, l'équipe de surveillance de la SNCF quitte le train pour "procéder à d'autres opérations".


Entre 06H52 et 07H14: plusieurs voyageurs sont victimes de menaces, de vols d'objets et d'agressions physiques par des bandes. Une jeune fille de 20 ans subit des violences sexuelles. Selon les gendarmes, les agresseurs font partie d'un groupe d'une centaine de jeunes des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse, descendus réveillonner à Nice. Les agents SNCF demandent l'intervention des forces de l'ordre à 07H14 et le train s'arrête aux Arcs, arrêt non prévu.


07H30: trois gendarmes de la brigade des Arcs arrivent sur place. "Ils sont montés sans attendre dans un wagon où des troubles étaient signalés et ont rétabli le calme à 07H35", selon la gendarmerie. Trois plaintes sont déposées, dont celle d'une femme pour attouchement sexuel. Trois jeunes gens, deux majeurs et un mineur, reconnus par les voyageurs sont interpellés.


09H01: le train repart des Arcs accompagné par des gendarmes jusqu'à Toulon. "Aucun incident notable n'est constaté", selon la SNCF.


09H35: arrivée à Toulon. Les passagers d'un autre train régional, le 17484, rejoignent la rame 17430 o se sont produits les incidents, selon la SNCF. De source policière et judiciaire, on affirme que certains passagers du train Nice-Lyon 17430 ont été placés dans un autre TER devant relier Toulon à Marseille à la mi-journée. Dans ce Toulon-Marseille sont présents trois agents de la surveillance générale SNCF et trois agents des brigades anti-criminalité.


- Entre 09H35 et 12H00: des actes d'incivilité se produisent à bord. A 500 mètres de la gare Saint-Charles à Marseille, le train est arrêté par un signal d'alarme. Une partie des jeunes gens présents s'enfuit sur les voies. Le train repart. A la gare de Marseille, des policiers arrêtent trois personnes, deux mineurs et un majeur. Ils sont en possession de tournevis, d'un petit couteau et de haschich mais sont remis en liberté avec un rappel à la loi en raison de l'absence d'éléments les liant à ces violences.

- DANS LA SOIREE: les 22 jeunes arrêtés samedi soir pour dégradations en gare de Nice sont remis en liberté faute d'éléments permettant de les poursuivre.


LUNDI 2 JANVIER

Deux jeunes gens de 19 ans nés au Maroc, Aziz Ed Doubia et Ashraf Bouzizoua soupçonnés d'avoir terrorisé les passagers sont placés en détention provisoire. Leur procès est renvoyé au 6 mars. Le mineur arrêté avec eux aux Arcs sera jugé séparément.


MERCREDI 4 JANVIER
12h : le président Jacques Chirac juge que les violences sont "totalement inacceptables".

16h30 : La préfecture des Alpes-Maritimes affirme qu'il y avait eu des "négligences de plusieurs partenaires".

18h : A l'issue d'une rencontre entre Nicolas Sarkozy et Louis Gallois, président de la SNCF, le ministère de l'Intérieur défend la "réactivité réelle" de la police, de la gendarmerie et de la surveillance générale de la SNCF, tout en reconnaissant que les "déplacements de bandes sont parfois difficilement gérables" et "supposent une coordination".

20h : invité du JT de TF1, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a souhaité "que cela ne se reproduise pas", jugeant "pas normal" que des jeunes, interpellés à Nice dans la nuit du Réveillon avant de participer aux violences du train Nice-Lyon, aient été relâchés.

Commenter cet article

  • Cachou : On vit dans un monde de fous. Tous les jours nous apprenons des agressions vis à vis de citoyens honnêtes et le pire c'est que cela vient toujours des mêmes et que l'on ne fait rien pour que cela cesse. Qu'attendent les politiques une guerre civile ????

    Le 05/01/2006 à 13h45
  • Humbert : J'observe que 3 gendarmes seulement sont disponibles au début, mais on arrive à en trouver 20 (sans doute en rappelant les gens à leur domicile). Dans le même ordre d'idee, 4 policiers seulement sont dispo à l'arrivée, alors que, bien entendu, ils ont eu l'info bien avant l'arrivée de ce train et donc le temps de regrouper plus de gens, à moins que leur systeme de fonctionnement ne le leur permette pas. Conclusion: la gendarmerie, qui ne dispose pas d'unité ferroviaire a su réagir au mieux à un évènement fortuit et soustraire à d'autres missions les personnels nécessaires. la police qui, elle, dispose d'unités dédiées et ne manque jamais de faire de la pub à tout crin, a été incapable de réagir et de trouver de la ressource. il y a pourtant un certain nombre d'autres services de police à marseille qui auraient peut etre pu joindre leurs collegues. En tout cas la difference de reactivite entre la gendarmerie et la police est consternante. Plutot que des augmentations permanentes des effectifs reclames par les syndicats de police, c'est sans doute dans l'organisation du service de la police, au prix, sans doute, d'une remise en cause d'avantages hallucinants, qu'il faut rechercher une optimisation de moyens qui coutent une fortune au contribuable. N'est il pas temps de relancer une enquete sur le taux d'emploi des uns et des autres ?

    Le 04/01/2006 à 21h47
  • Philippe : "Sarkozy a souhaité "que cela ne se reproduise pas", jugeant "pas normal" que des jeunes, interpellés à Nice dans la nuit du Réveillon avant de participer aux violences du train Nice-Lyon, aient été relâchés" Non mais je rêve ? Mais c'est qui, le chef des flics en France ? C'est vraiement l'hôpital qui se fout de la charité !!!

    Le 04/01/2006 à 21h15
      Nous suivre :
      Mais pourquoi Kad Merad a-t-il disparu en pleine interview sur LCI ?

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