
Christian Vanneste a été condamné à 3.000 euros d'amende mardi par le tribunal correctionnel de Lille, qui le jugeait pour "injure envers les homosexuels". Christian Vanneste a également été condamné à verser à chacune des trois associations plaignantes 2.000 euros de dommages et intérêts, 1.000 euros au titre du remboursement des frais engagés, et à publier un extrait du jugement dans la Voix du Nord, l'Express et Le Monde.
Homosexualité : Vanneste et la "police de la pensée" de l'UMP
Privé d'investiture aux législatives par l'UMP, l'élu nordiste revient à la charge dans une lettre adressée à Christian Jacob. Il fustige une supposée "police de la pensée" pro-homosexuelle au sein de l'UMP, ainsi qu'un "groupe de pression communautariste", sans citer GayLib.
Publié le 28/02/2012
Vanneste quitte l'UMP, qui investit un autre candidat dans le Nord
UMP et PS condamnent unanimement les propos du député de la majorité Christian Vanneste. Dans une interview, il a déclaré que les homosexuels français n'avaient pas été déportés durant la Seconde guerre mondiale.
Publié le 22/02/2012
Propos de Vanneste sur les homosexuels : l'UMP veut l'exclure
UMP et PS condamnent unanimement les propos du député de la majorité Christian Vanneste. Dans une interview, il a déclaré que les homosexuels français n'avaient pas été déportés durant la Seconde guerre mondiale.
Publié le 15/02/2012
Lors de l'audience, le 13 décembre, le procureur de la République avait réclamé l'application de la loi, sans préciser de peine particulière. L'avocat de M. Vanneste, Me Gérald Malle, a annoncé que son client ferait appel de sa condamnation. Christian Vanneste était visé par une plainte avec constitution de partie civile de trois associations, le Syndicat national des entreprises gaies (Sneg), Act-Up Paris et SOS Homophobie, qui réclamaient chacune 7.500 euros de dommages et intérêts.
L'affaire est née de la vive opposition de M. Vanneste à la loi du 30 décembre 2004, réprimant les injures et discriminations homophobes au même titre que les injures et discriminations racistes ou sexistes. Christian Vanneste avait justifié sa position dans deux interviews, déclarant notamment dans la Voix du Nord: "Je n'ai pas dit que l'homosexualité était dangereuse. J'ai dit qu'elle était inférieure à l'hétérosexualité. Si on la poussait à l'universel, ce serait dangereux pour l'humanité".
Il avait assumé ses propos devant le tribunal, affirmant qu'il n'avait "jamais parlé d'infériorité des homosexuels", mais "d'infériorité morale et sociale du comportement homosexuel par rapport au comportement hétérosexuel qui conduit au mariage et à la procréation".
Le député était visé par une plainte avec constitution de partie civile de trois associations, le Syndicat national des entreprises gaies (Sneg), Act-Up Paris et SOS Homophobie, qui réclamaient chacune 7.500. Les plaignants se sont satisfaits du jugement. "C'est ce que nous attendions, symboliquement, et nous espérons que cette condamnation aura valeur de signal en direction des homophobes", a déclaré à la presse le président de SOS Homophobie, Flannan Obé.
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