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"Ils veulent se débarrasser de la chose"


le 03 janvier 2006 à 08h45
Temps de lecture
3min
Humbert Marie portrait

Crédits : TF1

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SociétéMarie Humbert, qui avait injecté en 2003 une dose de barbituriques à son fils Vincent, muet et tétraplégique, pour l'aider à mourir comme il le réclamait, a dénoncé lundi "l'hypocrisie de la justice". Un non-lieu a été requis à son égard.

"J'ai l'impression qu'on a volé le procès de mon fils". Marie Humbert aurait pu être soulagée du non-lieu requis lundi en sa faveur, elle qui était mise en examen pour "administration de substances toxiques", après avoir aider son fils tétraplégique à mourir en 2003. Il n'en est rien. "J'avais fait une chose qui était hors-la-loi, je devais être punie. Et maintenant voilà : ils disent 'non-lieu', ils veulent se débarrasser de la chose".

Marie Humbert n'avait pas fait mystère du fait qu'elle espérait se servir du procès comme d'une tribune, "pour débattre, pour que tout le monde se rende compte qu'il faut changer la loi" sur l'euthanasie. "Maintenant, on a l'hypocrisie de la justice, qui ne veut absolument pas débattre de ce problème", a-t-elle déploré lundi.

"Excellente nouvelle"

Soulignant qu'elle assumait cet acte "réfléchi", Marie Humbert a dit espérer que le magistrat instructeur ordonnerait son renvoi devant le tribunal correctionnel, où elle entend être relaxée. "Je le souhaiterais honnêtement pour mon fils et pour moi (...) pour que je me dise que cela ne fait pas cinq ans que je me bats pour rien", a-t-elle conclu. Elle risque 5 ans de prison.

Pour sa part, le Dr Chaussoy a qualifié d'"excellente nouvelle" le réquisitoire du procureur, réaffirmant n'avoir "aucun regret". "Si demain, il fallait aider de nouveau les patients, j'assure. C'est avant tout le patient. C'est la première préoccupation de nous médecins", a-t-il déclaré.

Photo d'ouverture : archives

Commenter cet article

  • Rene : Je pense que madame Humbert, essait surtout de faire parler d'elle.

    Le 03/01/2006 à 10h26
  • Louis : Mme Humbert a entièrement raison : ce non-lieu revient à un déni de justice. C'est effectivement un tour de passe-passe pour éviter d'aborder le problème de fond et le mettre sur la place publique. C'est enfin une insulte à la mémoire de Vincent qui souhaitait que son cas devienne exemplaire et aboutisse à une loi. Honte aux magistrats qui se sont servilement couchés devant les ordres de la Chancellerie, elle-même au garde-à-vous devant Chirac. A quand un système judiciaire réellement indépendant du pouvoir politique ?

    Le 03/01/2006 à 10h21
  • Anonyme : Stop marie un non lieu pour vous et le docteur bien moi je trouve que la justice a bien fait sont travail vous meritez pas d aller en prison maintenant la loi humbert pas pour maintenant ce serait trop.....

    Le 03/01/2006 à 09h35
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