© DRLe "coup de gueule" lancé dans Libération par l'abbé Pierre a mis en lumière un point crucial du débat sur le logement en cours à l'Assemblée. Les députés ont entamé mercredi dernier l'examen du projet de loi sur le logement qui devrait durer jusqu'à jeudi et être l'objet d'un vote solennel le 31 janvier. Ce mardi, après l'appel du défenseur des pauvres, âgé de 93 ans, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a affirmé que le gouvernement était défavorable à l'un des principaux amendements modifiant le quota de mixité sociale de la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain) sur le logement.
Evoquant un amendement de la Commission des finances au projet de loi Borloo sur le logement appliquant le quota des 20 % de logement social au niveau de l'intercommunalité et non plus de la commune, il a assuré que "le gouvernement n'y (était) pas favorable et que le groupe UMP ne (souhaitait) pas qu'il soit adopté". Lors de son point de presse hebdomadaire, Bernard Accoyer a indiqué, en revanche, qu'un autre amendement de l'UMP, comptabilisant "les logements HLM" acquis par leurs locataires "dans le quota de 20% pendant cinq ans", devrait être adopté.
La gauche s'est vivement élevée contre le fait que le projet de loi Borloo sur le logement prévoit de modifier l'article 55 de la loi SRU de décembre 2000 imposant aux communes de plus de 3.500 habitants (1.500 en Ile-de-France) un quota de logements sociaux de 20% des résidences principales. L'abbé Pierre, qui a affirmé son attachement à la loi SRU, devait venir au Palais-Bourbon assister au débat. Bernard Accoyer a qualifié les critiques de la gauche "d'agitation destinée à masquer son incurie en matière de logement" et affirmé qu'elle intentait un "faux procès" à "la majorité qui va porter des mises à disposition de logements à un niveau record, inégalé depuis plus de 25 ans".
Photo d'ouverture : l'hémicycle de l'Assemblée - archives
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