Le nombre de tués sur les routes en 2005 a été de 4.990, passant sous la barre des 5.000, a annoncé mardi le ministre des Transports Dominique Perben à l'issue du Conseil des ministres. "Nous sommes passés, comme le souhaitait le président de la République, sous les 5.000 morts cette année, heureusement. Nous avons lutté jusqu'au bout pour obtenir ce résultat, je crois que c'est une bonne nouvelle et un encouragement pour aller encore plus loin maintenant", a déclaré à la presse Dominique Perben.
Le week-end de Noël a certes été très meurtrier, avec 10 morts, mais les mauvaises conditions climatiques peuvent paradoxalement aider à faire baisser le chiffre entre les fêtes. Avec la neige et le verglas de ces derniers jours, certains automobilistes ont sans doute différé leurs déplacements et, de toute façon, les vitesses diminuent et les accidents sont plus rarement meurtriers dans ces conditions.
Le gouvernement se refuse cependant à crier victoire car toute tendance au relâchement se répercute immédiatement sur l'accidentologie. "Il ne faut jamais baisser la garde et continuer la lutte quels que soient les résultats de l'année", a déclaré le ministre des Transports.
La baisse annuelle moyenne de 2,3% observée de 1974 à 2001 s'est accélérée, passant à 12% en moyenne depuis 2002, année où Jacques Chirac a érigé la sécurité routière au rang des priorités nationales. Dans ces bons résultats, les experts de la sécurité routière voient d'abord un "effet radar": la peur du gendarme a conduit les automobilistes à réduire leurs vitesses. Avec 1.000 radars installés en cette fin d'année 2005 (700 fixes et 300 mobiles) et les 500 prévus en 2006, la politique de répression ne se relâche pas. Les contrôles d'alcoolémie sont également en hausse. La législation a aussi constamment évolué dans un sens plus contraignant : retraits de points accrus pour les délits de très grande vitesse, fin du permis blanc...








