
Un pensionnaire d'une vingtaine d'années s'est échappé mardi dernier de l'hôpital psychiatrique de Pau. Il a été retrouvé quelque heures plus tard, dans la nuit, alors qu'il tentait de cambrioler une maison. Selon les premiers éléments de l'enquête, révélés par LCI samedi matin, il aurait réussi à fausser compagnie aux gardiens de l'unité où il se trouvait. Et après avoir parcouru un kilomètre il aurait pénétré dans une maison. Une enquête préliminaire a été ouverte suite à la plainte déposée par la victime cambriolée. Cette dernière veut des garanties. "Avec mes voisins, on a tous peur. On voudrait que ces patients dangereux soietn surveillés, qu'ils ne puissent plus s'échapper comme ça", a-t-elle déclaré sur LCI.
En août dernier, un autre patient, Sébastien Khelifa, s'était évadé de l'hôpital pasychiatrique. L'homme, âgé de 20 ans et meurtrier présumé d'un commerçant, avait été retrouvé cinq jours plus tard et conduit, cette fois, directement en prison. Son évasion avait ravivé les craintes et la colère du personnel de l'hôpital psychiatrique de Pau, encore marqué par le double meurtre sanglant en décembre 2004 d'une infirmière et d'une aide-soignante par un ancien patient. A l'époque des mesures avaient été prises par les autorités. Mais, ni les 700 000 euros promis par l'Etat, ni les nouveaux bip d'alertes n'auront pu empêcher cette nouvelle évasion du centre hospitalier psychiatrique de Pau.
18 millions d'euros débloqués
Le ministre de la Santé Xavier Bertrand a annoncé samedi "la mise en oeuvre d'un financement de 18 millions d'euros pour satisfaire rapidement les demandes d'équipement et de petits travaux de sécurité, en privilégiant tout particulièrement les systèmes de protection des travailleurs isolés, la vidéo-surveillance, les dispositifs de contrôle des flux, la sécurisation des chambres". En août 2005, Xavier Bertrand avait déjà demandé "l'accélération du plan Santé mentale", mis en place, en février, par son prédécesseur, Philippe Douste-Blazy.
Ce plan, décidé après les meurtres de deux infirmières à l'hôpital de Pau en décembre 2004, prévoyait notamment la création de 2.500 postes médicaux et non médicaux et un moratoire sur les fermetures de lits. Il était doté d'une enveloppe d'1,5 milliard d'euros abondée pour moitié par l'Etat.Selon le ministère, "l'enveloppe exceptionnelle de 18 millions d'euros n'imputera pas sur les crédits du plan santé mentale mais représente un effort supplémentaire".
Retour MYTF1
Chargement en cours...



