© INTERNE"Et ca continue, encore et encore..." chantait Cabrel. On croyait la saga du Clemenceau en passe de se terminer, dimanche, l'Egypte ayant finalement donné son vert, après trois jours d'hésitations, au transit du porte-avions par le canal de Suez pour lui permettre de poursuivre son ultime voyage pour se faire démanteler en Inde. Mais c'était sans compter la décision prise ce matin par la Cour suprême indienne. Cette dernière a interdit à l'ancien fleuron de la marine nationale de pénétrer dans les eaux territoriales d'Inde jusqu'au 13 février, date à laquelle elle prendra une décision autorisant ou pas son démantèlement dans ce pays. Un premier avis défavorable avait été rendu par une commission d'experts de la cour le 6 janvier. Le ministère français de la Défense a aussitôt indiqué que la décision de la cour était "compatible" avec le rythme de progression de l'ex-porte-avions français.
Aujourd'hui réduit à une coque après avoir sillonné pendant quarante ans, les mers du globe, le Clemenceau doit achever ses jours dans le chantier Shree Ram Scrap Vessel à Alang dans le Gujarat. Parti le 31 décembre du port français de Toulon, sa traversée doit durer deux mois. Greenpeace, et d'autres ONG écologistes françaises avaient réclamé le retour du Clemenceau en France, dénonçant le coût humain des travaux réalisés dans des chantiers mal préparés, selon elles, aux risques pour la santé du désamiantage.
En attendant, le porte-avions français attendait toujours lundi soir d'être inspecté, retardant son entrée dans le canal de Suez. Quelques détails techniques, dont certains ont déjà été fournis, ont été demandés par les autorités égyptiennes, selon le transitaire maritime, World Marine. Un de ses représentants a par ailleurs souligné que les droits de transit, qui s'élèvent à 1,3 million de dollars, n'avaient toujours pas été versés lundi en fin de soirée à l'autorité du canal de Suez.
Retour MYTF1
Chargement en cours...



