Les péripéties continuent pour le Clem'

le 16 janvier 2006 à 09h12 , mis à jour le 16 janvier 2006 à 19h41

La Cour suprême indienne vient d'interdire l'entrée du porte-avions français dans les eaux d'Inde jusqu'au 13 février, date à laquelle elle prendra une décision autorisant ou pas son démantèlement dans ce pays.

clemenceau porte-avions amiante © INTERNE

"Et ca continue, encore et encore..." chantait Cabrel. On croyait la saga du Clemenceau en passe de se terminer, dimanche, l'Egypte ayant finalement donné son vert, après trois jours d'hésitations, au transit du porte-avions par le canal de Suez pour lui permettre de poursuivre son ultime voyage pour se faire démanteler en Inde. Mais c'était sans compter la décision prise ce matin par la Cour suprême indienne. Cette dernière a interdit à l'ancien fleuron de la marine nationale de pénétrer dans les eaux territoriales d'Inde jusqu'au 13 février, date à laquelle elle prendra une décision autorisant ou pas son démantèlement dans ce pays. Un premier avis défavorable avait été rendu par une commission d'experts de la cour le 6 janvier. Le ministère français de la Défense a aussitôt indiqué que la décision de la cour était "compatible" avec le rythme de progression de l'ex-porte-avions français.

Aujourd'hui réduit à une coque après avoir sillonné pendant quarante ans, les mers du globe, le Clemenceau doit achever ses jours dans le chantier Shree Ram Scrap Vessel à Alang dans le Gujarat. Parti le 31 décembre du port français de Toulon, sa traversée doit durer deux mois. Greenpeace, et d'autres ONG écologistes françaises avaient réclamé le retour du Clemenceau en France, dénonçant le coût humain des travaux réalisés dans des chantiers mal préparés, selon elles, aux risques pour la santé du désamiantage.

En attendant, le porte-avions français attendait toujours lundi soir d'être inspecté, retardant son entrée dans le canal de Suez. Quelques détails techniques, dont certains ont déjà été fournis, ont été demandés par les autorités égyptiennes, selon le transitaire maritime, World Marine. Un de ses représentants a par ailleurs souligné que les droits de transit, qui s'élèvent à 1,3 million de dollars, n'avaient toujours pas été versés lundi en fin de soirée à l'autorité du canal de Suez.

le 16 janvier 2006 à 09:12
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

4 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Rachid, le 16/01/2006 à 13h53

    C'est une bonne chose, ce qui compte c'est de proteger la santé des travailleurs.

  • Moimeme, le 16/01/2006 à 13h45

    La france a construit le clem elle doit le detruire pas besoin que les indiens risquent leur vie a cause de quelques interets

  • Denis le febvre, le 16/01/2006 à 13h44

    Bonjour, La Cour Suprème Indienne pourra mettre à profit ce délai pour controler le chantier naval mentionné, ainsi que la concurrence et, vérifier que les autres navires en passe de démentèlement, soient exempts de déchets dangereux pour la santé des travailleurs Hindous. Il parait meme que Greenpeace envisage un blocus des dits chantiers pour obtenir leur fermeture ?

  • Vastre, le 16/01/2006 à 13h42

    Celà me pose un grand problème moral de devoir cautionner, comme citoyen français, la maladie à venir de citoyens indiens qui vont nous débarrasser de cet encombrant Clémenceau. Par bonheur, Madame Alliot-Marie prend tout le fardeau de notre cupidité nationale sur ses frèles épaules. On va y gagner beaucoup en millions d'euros ... mais elle est d'accord pour y perdre son âme .. Lui en sera-t-on reconnaissants en 2007 ? J'en doute. Le problème est entre les mains des dirigeants. Je préfère rester modeste contribuable.

Lire tous les commentaires

      logAudience