© INTERNENicolas Sarkozy a fait part mardi de sa volonté de créer un service national de police ferroviaire qui, selon un communiqué de la Place Beauvau, sera doté d'environ 2500 policiers et gendarmes. "C'est l'extension de ce qui a réussi en Ile-de-France", a expliqué le président de la SNCF, Louis Gallois, à la sortie d'une réunion avec le ministre de l'Intérieur. Actuellement, 1200 personnes environ sont affectées à cette police en Ile-de-France et environ 600 à Lyon, Marseille et Lille.
"Une nouvelle entité coordonnera l'action des structures déjà existantes (Service Régional de la Police des Transports en région parisienne, brigades des chemins de fer de la police aux frontières, et Services Interdépartementaux de Sécurisation des transports en Commun de la sécurité publique à Lille, Lyon, Marseille) auxquelles viendront s'ajouter quatre cents policiers et trois cents gendarmes", détaille le communiqué. "Ces effectifs seront renforcés, dans les périodes de forte affluence, par des unités mobiles".
"Effort significatif"
Louis Gallois a expliqué avoir annoncé au ministre sa volonté d'augmenter de 50 personnes les effectifs de la surveillance générale, le service de sécurité de la SNCF, fort actuellement de quelque 2200 cheminots. Nicolas Sarkozy a demandé au patron de la société nationale de faire un effort supplémentaire ce que Louis Gallois n'a pas exclu. "A une période où la SNCF réduit ses emplois, cet effort est significatif", a-t-il toutefois relevé.
Lors de la réunion, la SNCF a également annoncé son intention de créer trois "PC de sécurité décentralisés" à Lyon, Marseille et Lille, semblables à celui qui existe en Ile-de-France. Louis Gallois a également expliqué que la SNCF et la RATP allaient "travailler dès la semaine prochaine avec le directeur général de la police nationale pour améliorer la coordination entre les services de sécurité des transporteurs et la police".
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