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Les profs du lycée Blériot vont-ils reprendre les cours ?


le 04 janvier 2006 à 15h12
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3min
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SociétéLes personnels du lycée professionnel Louis Blériot d'Etampes (Essonne), où une enseignante a été poignardée le 16 décembre par un élève, se sont réunis mercredi avec des inspecteurs pédagogiques, deux psychologues et un médecin. L'équipe éducative a débattu de la meilleure manière d'aborder ce drame avec eux

Les personnels du lycée professionnel Louis Blériot d'Etampes (Essonne), où une enseignante a été poignardée le 16 décembre par un élève, se sont réunis mercredi avec des inspecteurs pédagogiques, deux psychologues et un médecin. L'équipe éducative a débattu, en l'absence des élèves qui devraient être accueillis jeudi matin, de la meilleure manière d'aborder ce drame avec eux. Mardi, jour de la rentrée officielle, les enseignants s'étaient déjà réunis, sans les élèves, avec leur hiérarchie, pour une table ronde autour des problèmes de violences, qu'ils ont dit vivre quotidiennement dans cet établissement situé dans un quartier sensible.

Pour cette deuxième journée sans élève, les enseignants ont bénéficié d'un accord du rectorat sur le principe d'une "journée banalisée", comme il peut s'en pratiquer dans tous les établissements par exemple pour des réunions pédagogiques. En revanche, le rectorat s'est opposé à leur demande de droit de retrait, déposée le jour même du drame et qu'ils souhaitaient exercer parce qu'ils estimaient leur intégrité physique menacée.

Un conseil d'administration exceptionnel devait se tenir en fin d'après-midi dans l'établissement poux examiner la nomination d'un proviseur-adjoint, d'une infirmière à temps plein et la pérennisation de deux assistants d'éducation et de deux emplois vie scolaire. Il doit également examiner le projet de reconstruction de l'établissement sur un autre terrain, prévue depuis 1992, et que l'agression a accéléré, après l'intervention du ministre de l'Education nationale Gilles de Robien, qui s'était rendu sur place le jour de l'agression.

Le ministre avait expliqué, quelques jours après, avoir demandé "un calendrier" pour la reconstruction de ce lycée "très vétuste" sur un nouveau terrain "déjà désigné par le maire de la ville". "L'absence de calendrier semblait alimenter les insatisfactions", avait-il commenté. Mardi, les enseignants avaient renoncé à accueillir les élèves le lendemain, comme prévu dans un premier temps, jugeant "primordial de bénéficier d'un avis professionnel" pour examiner "les conditions d'accueil". Ils avaient même proposé de "définir un échéancier de reprises des cours" après avoir obtenu "des réponses concrètes à leurs besoins".

"Il faut que la reprise des cours ait lieu avant la fin de la semaine", a déclaré mardi l'inspectrice d'académie, Marie-Louise Testenoire. Karen Montet-Toutain, 27 ans, a été poignardée en trois endroits le 16 décembre par un de ses élèves en plein cours et n'est sortie de l'hôpital que mardi matin

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