© INTERNELes radars automatiques ont rapporté 204,9 millions d'euros en 2005, une manne que le gouvernement s'est engagé à consacrer entièrement à la sécurité routière en 2006, une façon de couper court à toute suspicion de racket des contribuables. Ils avaient généré 106 millions pour l'ensemble de l'année 2004. L'an dernier, plus de 4,2 millions de PV ont été envoyés aux contrevenants (4.257.969.000), soit une moyenne de 20 amendes par jour et par radar, qu'il soit fixe ou mobile, a précisé la sécurité routière à l'AFP. Elle a indiqué que 70% des amendes sont recouvrées et que les contestations représentent 2 à 3% du nombre total de contraventions.
En 2005, l'argent du contrôle sanction automatique (CSA) a été versé au budget général de l'Etat, sans affectation spécifique à la sécurité routière. Mais la sécurité routière met en avant qu'on peut facilement trouver dans les dépenses de l'Etat l'an dernier 200 millions pour les actions en faveur de la prévention des accidents. Il y a au premier chef les dépenses d'installation, de fonctionnement et de réparation des radars et le coût de l'ensemble de la chaîne CSA (officiers du ministère public et service du permis de conduire pour les retraits de points...). De plus, les dégradations infligées aux machines redoutées des automobilistes ont à elles seules coté 5 millions d'euros. Il faut aussi prendre en compte les dépenses de l'Etat pour améliorer la sécurité de ses infrastructures.
Premiers bénéfices
C'est en fait la première fois depuis le début de leur installation, fin octobre 2003, que les radars -1.000 fin 2005 : 700 fixes et 300 mobiles- ont dégagé des bénéfices et les pouvoirs publics ont pris en compte cette situation pour 2006. Pour taire une éventuelle polémique sur l'utilisation de l'argent récolté via les radars, la loi de finances pour l'année en cours prévoit une stricte répartition des 240 millions d'euros attendus l'an prochain sur les 1.500 radars qui doivent être en fonction fin 2006 (1.000 fixes et 500 mobiles). 60% du produit des amendes, avec un plafond de 140 millions d'euros, sera affecté au contrôle sanction automatique et à la modernisation des fichiers du permis de conduire, a précisé la sécurité routière. 40% vont être versés à l'agence de financement des infrastructures de transport en France (Afitf) pour notamment l'amélioration du réseau routier, avec un plafond de 100 millions d'euros, a-t-elle ajouté. Les éventuels surplus (si les amendes rapportent plus de 240 millions d'euros) seront reversés aux collectivités locales pour faire des actions de sécurité routière.
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