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Le recteur à la rencontre des profs d'Etampes

Edité par
le 02 janvier 2006 à 17h57
Temps de lecture
3min
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SociétéTrois semaines après l'agression d'une enseignante à coups de couteaux, l'établissement va connaître deux jours de réflexions pour voir "comment redémarrer le mieux possible jeudi" avec les élèves. Le maire UMP de la ville dénonce "la chape de plomb" sur cette affaire.

Pour tous les élèves, la rentrée c'est mardi. Mais au lycée professionnel Louis Blériot d'Etampes, ils devront patienter deux jours de plus. Après le drame qui a vu un lycéen porter trois coups de couteaux à sa professeure le 17 décembre, les enseignants menacent d'exercer leur droit de retrait. Cette démarche qui leur permet de ne pas faire cours si leur intégrité physique est menacée a pour but de "faire le point", car après une telle agression, il faut "au minimum pouvoir avoir un échange sur ces questions" a indiqué à l'AFP Denis Baudequin, le secrétaire général de l'Unsen-CGT (Union nationale des syndicats de l'éducation nationale CGT). Ils ont obtenu que mardi et mercredi soient transformées en journées banalisée (remplaçant les cours par des discussions).

Mardi en fin de matinée, le recteur de l'académie de Versailles Alain Boissinot devait se rendre à Etampes pour rencontrer les professeurs. "Nous prenons acte de sa venue mais l'important est de savoir s'il va apporter des réponses aux demandes des collègues ", a affirmé à tf1.fr le responsable FSU de l'Essonne Michel Galin. Les syndicats demandent la mise en place de moyens nécessaires tels que la création de postes de proviseur adjoint, un temps plein d'infirmière et d'assistante sociale ainsi que le maintien des postes d'aides éducateurs.  

 " Vous savez, ce qui est regrettable, c'est la position des politiques et des médias, explique le syndicaliste ; il faut que du sang coule pour que les projecteurs soient braqués sur nos établissements où la violence est pourtant quotidienne. Nous réclamons un travail de fond pour renforcer la présence des psychologues ; de plus en plus d'élèves ont des soucis psychologiques et les conseillers d'orientation ne sont pas compétents pour traiter ceux qui, un jour ou l'autre, peuvent  "péter un plomb" comme cet élève d'Etampes ".

"Chape de plomb"

Joint par tf1.fr, le ministère de l'Education nationale estime que Gilles de Robien avait fait ce qu'il fallait au moment du drame en décembre ; "maintenant, l'affaire et notamment la plainte déposée par l'enseignante sont du ressort de la justice " explique-t-on. Pourtant, le député-maire d'Etampes, Franck Marlin (UMP), dénonce "la chape de plomb" régnant à l'Education nationale. "Installer de mini-commissariats et palais de justice dans ces établissements ne solutionnera rien", affirme-t-il ; il faut que le ministre dise quoi faire de ces élèves qui ont le statut d'élèves mais qui ne veulent rien faire et perturbent la vie des établissements".

L'enseignante en arts plastiques, Karen Moutet-Toutain, 27 ans, est toujours hospitalisée à Etampes. L'élève, auteur de l'agression, Kevani Wansale, 18 ans, lui reprochait d'avoir convoqué sa mère pour lui annoncer une exclusion pour "comportement injurieux". Il a été mis en examen pour "tentative d'assassinat" et écroué.

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