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La rentrée du lycée Blériot d'Etampes repoussée


le 03 janvier 2006 à 15h20
Temps de lecture
3min
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SociétéComme il menaçait de le faire, le personnel éducatif du lycée professionnel a annoncé qu'il n'accueillera pas les élèves mercredi, malgré l'annonce dans la journée d'un renforcement de l'encadrement, avec notamment la création d'un poste de proviseur-adjoint.

La rentrée au lycée professionnel Louis Blériot d'Etampes a pris mardi un tour exceptionnel, les enseignants ayant décidé de consacrer cette journée à des discussions sur l'insécurité. Comme ils menaçaient de le faire, les personnels et représentants syndicaux ont annoncé après une assemblée générale qu'ils n'accueilleraient pas non plus les élèves mercredi, malgré l'annonce dans la journée d'un renforcement de l'encadrement, avec notamment la création d'un poste de proviseur-adjoint. "Les conditions de sécurité ne sont pas encore réunies", ont-ils estimé.

Malgré l'absence de cours, le "principe d'une cellule psychologique accueillant les parents qui le souhaitent et les profs" restait de mise, selon l'inspectrice académique de l'Essonne, Marie-Louise Testenoire, qui a souhaité "que la reprise des cours ait lieu avant la fin de la semaine".

Rentrée jeudi ?

Rien n'indique cependant que les cours reprendront jeudi: une nouvelle AG du personnel aura lieu en début de matinée pour décider de la poursuite, ou non, du droit de retrait des professeurs, une démarche qui permet aux enseignants de ne pas faire cours s'ils estiment leur intégrité physique menacée.

Dans la journée, lors d'une rencontre avec les professeurs, le recteur de l'académie de Versailles, Alain Boissinot, avait annoncé qu'un "proviseur-adjoint allait venir épauler la direction (du lycée professionnel) dans les jours qui viennent, dès qu'il aura été nommé".

Il avait également indiqué qu'"au moins deux postes d'assistants d'éducation et au moins deux emplois de vie scolaire", dont la mission s'achevait cette année, seraient maintenus. Le recteur avait également accédé à la demande des enseignants qui réclamaient le passage à temps plein du mi-temps de l'infirmière.

"La situation est tendue et complexe"

Selon l'inspectrice d'académie, les moyens financiers dégagés par le recteur devraient être confirmés au cours d'un conseil d'administration exceptionnel mercredi soir, au cours duquel doit également être évoquée la prochaine reconstruction du lycée. "La situation est tendue et complexe", a estimé Alain Gavillet, responsable Unsa-Education départemental, après l'annonce de ces mesures. "On a l'impression que certaines réponses du recteur manquaient de clarté. Si on veut exercer notre droit de retrait, c'est jeudi ou jamais", a-t-il ajouté.

Au cours de la réunion de mardi, le procureur-adjoint de la République, Pierre-Louis Jacob, a également annoncé que des policiers en civil seraient présents dans l'établissement le jour de la reprise des cours, selon le député-maire Franck Marlin (UMP). "Nous avons fait clairement comprendre que la présence de policiers dans l'établissement n'était pas souhaitable", a commenté Romuald Levêque, conseiller principal d'éducation.

La professeure d'arts plastiques, Karen Montet-Toutain, 27 ans, avait été poignardée à trois reprises en plein cours par un de ses élèves âgé de 18 ans. Ce dernier lui reprochait d'avoir convoqué sa mère pour lui signifier une exclusion temporaire pour "comportement injurieux" à l'égard d'un professeur de lettres. Le jeune homme a été mis en examen pour "tentative d'assassinat" et écroué. La professeure, "extrêmement fatiguée", est partie "loin de Paris pour se reposer", a expliqué son avocat, Me Senah.

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  • Fabrice : Violence=moyens supplementaires! tant que les gens raisonnerons ainsi, non seulement on ne reglera aucun probleme de violence mais nous augmentons la dette du pays, la precarite et donc la violence elle meme.

    Le 03/01/2006 à 18h00
  • Lo-Ran : Je ne vois pas la relation entre la création de poste et une agression individuelle. En quoi des postes supplémentaires pourront éviter à l'avenir des agressions et des comportements négatifs en provenance de personnes socialement non intégrées ? Réponse possible, mais indirecte : Les postes supplémentaires pourraient permettre de mieux éduquer les enfants. Mais bon, l'école n'a pas le monopole de l'éducation. Les parents ont une grande responsabilité à mons avis !

    Le 03/01/2006 à 16h57
  • Ol : Je suis désolé mais il est evidemment + efficace de déposer une main courante auoprés de la police que d'alerter sa hierarchie et ensuite de porter plainte contre...

    Le 03/01/2006 à 16h54
  • Vastre : "Quand on est menacé de mort il faut déposer plainte au commissariat, ...". Les commissariats vont avoir du boulot.

    Le 03/01/2006 à 16h05
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