Robien promet une circulaire aux profs agressés

le 16 janvier 2006 à 21h36 , mis à jour le 17 janvier 2006 à 13h35

Le ministre de l'Education nationale, qui a rendu visite lundi soir à Karen Montet-Toutain, blessée par un de ses élèves en décembre à Etampes, a annoncé une circulaire "afin d'établir les procédures pour que l'enseignant n'ait pas de doute sur ce qu'il doit faire s'il est agressé".

gilles de robien

Gilles de Robien a annoncé lundi soir un texte pour venir en aide aux professeurs, leur indiquant la démarche à suivre en cas d'agressions. "Je vais prendre une circulaire que je voudrais la plus claire possible afin d'établir les procédures pour que l'enseignant n'ait pas de doute sur ce qu'il doit faire s'il est agressé verbalement ou physiquement", a déclaré le ministre de l'Education nationale.

Le ministre a ajouté que la circulaire allait également bénéficier aux chefs d'établissements scolaires "pour qu'ils sachent quoi faire si on leur rapporte des propos sur des agressions possibles". "Avec cette clarification, le doute ne subsistera pas, les éventuels agresseurs sauront que leurs actes ou leurs paroles ne resteront pas sans suite", a-t-il ajouté.

"Je n'en veux pas à mon agresseur. J'en veux à l'institution"

Gilles de Robien s'exprimait à l'issue d'une rencontre avec l'enseignante Karen Montet-Toutain, blessée en décembre à Etampes (Essonne). A propos de cette entrevue, il a déclaré qu'il avait abordé la carrière de l'enseignante et qu'il l'avait "rassurée pour lui permettre de regarder l'avenir sereinement et pour l'aider à se reconstruire sur le plan physique et psychologique".

Le 16 décembre, alors qu'elle faisait cours au lycée professionnel Louis Blériot, la jeune femme avait été agressée au couteau par un de ses élèves, furieux qu'elle ait prévenu sa mère d'une mesure d'exclusion provisoire à son encontre. "Je n'en veux pas à mon agresseur qui présentait des signes d'inadaptation à notre établissement. J'en veux à l'institution", avait déclaré l'enseignante le 11 janvier dans la presse, assurant que sa hiérarchie, alertée selon elle à plusieurs reprises et par écrit de menaces dont elle faisait l'objet, n'avait pas réagi.

Photo d'ouverture : Gilles de Robien - archives

le 16 janvier 2006 à 21:36
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