© AFP"Le temps de l'impunité dans les TER, c'est terminé", a déclaré lundi matin Nicolas Sarkozy, à bord du train Nice-Lyon, qui avait été le théâtre d'incidents le 1er janvier. A l'occasion de ce voyage sur les rails, le ministre de l'Intérieur a détaillé le dispositif de la nouvelle "police ferroviaire", qu'il compte mettre en place pour mettre un terme "à l'impunité de certains voyous". Cette nouvelle police comptera 2.540 personnes, "dont 700 créations de postes, soit 400 policiers et 300 gendarmes". "Concrètement, cela se traduira par 250 patrouilles par jour dans les trains en France", a-il expliqué lors d'une intervention devant les services de police, de gendarmerie et des responsables de sécurité régionaux de la SNCF en gare de Marseille, où il a été accueilli par le sénateur-maire Jean-Claude Gaudin et une cinquantaine de cheminots CGT qui l'ont conspué au moment de son arrivée.
Vidéo-surveillance
Le ministre avait annoncé la généralisation de la police ferroviaire, cantonnée actuellement à la région Ile-de-France, à l'ensemble du territoire français après l'émotion suscitée par les incidents du 1er janvier. "Le train traversant plusieurs départements, grâce à la police ferroviaire, les mêmes policiers et les mêmes gendarmes assureront sa sécurité sur l'ensemble du parcours, alors qu'auparavant nous étions tributaires des circonscriptions de sécurité publique et des conflits de compétences entre différents services, différentes régions et différents départements", a déclaré Sarkozy qui s'est également dit "très tenté" par un "essai" de système de vidéo-surveillance "sur une ligne particulièrement exposée à des problèmes de violence". Cela permettrait notamment "d'apporter une preuve judiciaire", a-t-il estimé, faisant allusion aux incidents du 1er janvier sur le Nice-Lyon.
Elargir les pouvoirs du personnel de la SNCF
M. Sarkozy a cependant estimé que l'élargissement des pouvoirs de sécurité du personnel de la SNCF (SUGE, surveillance générale) nécessiterait des aménagements législatifs. "Il va falloir élargir leur capacité d'action et de verbaliser. (...) Pour l'instant, ils n'ont pas le pouvoir de faire descendre quelqu'un d'un train. Ils n'ont le droit de verbaliser que sur les infractions aux transports. Nous souhaiterions donc qu'il puissent verbaliser toutes sortes de sanctions, qu'ils ne soient pas obligés d'attendre qu'un policier arrive pour faire leur travail", a-t-il indiqué. Dans cette optique, M. Sarkozy a annoncé qu'il souhaitait "augmenter la pertinence de leur armement", se déclarant favorable à l'utilisation "d'armes non létales" comme le pistolet à impulsion électrique.
Photo : Nicolas Sarkozy avec des journalistes, ce matin, dans le train Nice-Lyon (AFP)
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