
Les inspections académiques des Pyrénées-Atlantiques et des Landes ont lancé vendredi des appels à la vigilance en direction des établissements scolaires de leur zone après la série de tentatives d'enlèvement dans le sud-ouest ayant toutes échoué
Le procureur général de Pau Jean-François Lorans avait annoncé jeudi la mise en place d'un numéro vert (le 0800 11 18 91) pour signaler "tout comportement suspect". Dans un communiqué le procureur général "appelle les parents et les enseignants à être plus vigilants que d'habitude, à surveiller leurs propres enfants et ceux des autres et à ne pas hésiter à signaler tout comportement suspect, à décrire les individus ou relever les numéros d'immatriculation".
Le fait d'un même individu ?
Une quinzaine d'enquêteurs de la gendarmerie travaille à temps plein sur cinq tentatives d'enlèvement d'enfants, garçons ou filles âgés de 8 à 15 ans, et ont "déjà procédé à quelques milliers de vérifications", selon le procureur. Toutefois, "à ce jour rien ne permet d'affirmer ni d'exclure que ces tentatives sont le fait d'un même individu", selon M. Lorans qui ajoute qu'il "n'est pas non plus interdit de penser qu'elles pourraient se reproduire".
Les recherches concernent a priori un homme âgé de 20 à 40 ans et disposant d'une voiture, a indiqué à la presse le lieutenant-colonel Ronan Le Floc'h. Les témoignages des enfants n'ont pas permis d'établir de portrait robot du ou des agresseurs ni d'orienter les recherches vers un type précis de voiture.
Numéro vert
Une première tentative d'enlèvement a été enregistrée à Bidache (Pyrénées-Atlantiques) le 8 octobre avec une fillette de 11 ans. Une deuxième s'est déroulée le 29 novembre à Salies-de-Béarn (Pyrénées-Atlantiques), cette fois avec une collégienne de 14 ans qui rentrait chez elle. Deux autres tentatives ont eu lieu en décembre à Hasparren (Pyrénées-Atlantiques) et Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques) et enfin une autre tentative a été enregistrée à Biscarrosse (Landes) début janvier. "A chaque fois la résistance des enfants, garçons et filles, a suffi à décourager ces tentatives", a souligné le procureur général de Pau.
Une cellule d'enquête mise sur pied à Orthez (Pyrénées-Atlantiques) en décembre a été récemment renforcée et transférée à Pau. Elle porte le nom de "cellule enlèvements 64/40". Les chefs d'établissements de la région ont parallèlement été "sensibilisés" à ce sujet, selon le lieutenant-colonel Le Floc'h.
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